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31.03.2025 - N° 1.949
  2 minutes de lecture


Un « Blanc » peut-il être victime de racisme ?

Par Jean-Philippe Feldman

Agrégé des facultés de droit, ancien professeur des universités,
maître de conférences à SciencesPo, avocat à la Cour de Paris..





 Le niveau du débat dans notre pays est tellement navrant qu’on est amené à se poser des questions dont la réponse est évidente..

Les dernières révélations sur le drame de Crépol, lors duquel un jeune homme a été tué en novembre 2023, et la parution récente d’un livre controversé sur cette affaire ont relancé le débat sur l’existence d’un « racisme antiblanc » dans notre pays.

Concomitamment, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, n’a pas hésité à déclarer sur CNews le 23 mars : « Le racisme est universel, il va vers tous les types de populations, qu’elles soient d’origine française, qu’elles soient blanches, qu’elles soient de je ne sais quelle origine. Le racisme, c’est la haine des autres et la haine de ceux qui sont différents ». Des déclarations frappées au coin du bon sens qui ne devraient pas faire polémique et qui d’ailleurs ont pu, peu ou prou, être faites par de nombreux gouvernants, et notamment des Premiers ministres, depuis une quinzaine d’années. Sans souci d’exhaustivité, on pourra citer Jean-Marc Ayrault en 2012, Najet Vallaud-Belkacem, alors porte-parole du gouvernement, Edouard Philippe fin 2023 et, beaucoup plus récemment, Bruno Retailleau (Sud Radio, 19 mars 2025) ou Manuel Valls (CNews, 24 mars 2025), soit un large spectre de l’éventail politique.

Pourtant, d’aucuns persistent à nier l’évidence, spécialement à la gauche de la gauche. Les arguments utilisés peuvent être ainsi synthétisés :
  • le « racisme antiblanc », expression américaine qui remonte au milieu du XXe siècle, serait instrumentalisé par l’extrême droite française depuis bien longtemps, voire toujours ;
  • ses expressions seraient résiduelles (comme l’antisémitisme ?…) ;
  • il n’existerait aucune discrimination systématique à l’égard des Blancs ;
  • ceux-ci occuperaient une position dominante et rien ne pourrait être comparé à leur « racisme systémique » ;
  • enfin, l’expression masquerait mal un antagonisme communautariste particulièrement délétère.
De telles explications témoignent une nouvelle fois du wokisme qui continue de sévir dans certaines sphères. En contrepoint, il suffit d’en revenir à la définition même du racisme, à savoir la théorie de la hiérarchie des races, qui se manifeste, entre autres, par une hostilité à autrui du fait de sa couleur de peau. Contester l’existence d’un « racisme antiblanc » dans notre pays n’a donc aucun sens, sauf à pervertir celui des mots et à trouver une nouvelle définition du racisme comme une hostilité uniquement à l’égard des « non-Blancs ».

Il faut sans doute rappeler à certains que la bêtise n’a pas de frontières.

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