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10.01.2025 - N° 1.869

Cancer :
la mortalité infantile insuffisante pour être rentable !

Par Manuel Gomez

Manuel Gomez est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1931. Engagé par Albert Camus, à l’âge de 15 ans, comme  pigiste à « Alger Républicain », Manuel Gomez a poursuivi sa carrière comme rédacteur dans les quotidiens « La Dépêche d’Algérie », puis à Paris à « L’Aurore » et « Paris-Turf. Il a été chef de rubrique au « Méridional » de Marseille. et rédacteur en chef de « Midi-Magazine » à Nice.
Gomez a été le proche collaborateur de M. Georges Bidault, dernier président, après Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance et dernier responsable de l’OAS, après l’arrestation du général Salan, et rédacteur en chef du Bulletin National du CNR/OAS « France Presse-Action » en 1961.




Un reportage diffusé au 20 heures, sur la 2, il y a quelques années,
nous avait bouleversés une fois encore.


Ce n’était pas le premier, mais comme tant d’autres, il a été oublié pour ne s’intéresser qu’à l’actualité quotidienne, plus présente, plus traumatisante et, quelquefois, plus effrayante. Cette phrase résumait entièrement le constat de ce reportage : « Ils ne sont pas assez nombreux et ce n’est donc pas rentable pour les laboratoires ».

C’était terrible, affreux : la clientèle des enfants qui meurent du cancer n’est pas suffisante pour être rentable. Il faudrait qu’il en meure bien davantage pour qu’on investisse plus, qu’on mette le paquet… cela me donne des envies de vomir !

On laisse donc mourir des milliers d’enfants, des innocents, faute de moyens pour la recherche, mais surtout « parce que ces milliers d’enfants qui meurent ne représentent pas un marché suffisamment important pour les laboratoires ».

Cette constatation m’a bouleversé, m’a tordu les tripes, m’a donné des envies de cracher sur quelques-uns.

Mettez-vous une seconde à la place d’une mère, d’un père, d’une sœur ou d’un frère, à qui on annonce que le petit dernier de 4, 5 ou 7 ans n’a plus que trois à neuf mois d’espérance de vie.

Il faut avoir entendu ce verdict cruel pour comprendre et ne pas avoir de cœur, de sentiment, d’amour, pour ne pas le comprendre !

Il faut avoir perdu un enfant.

On investit des milliards sur le fallacieux prétexte de sauver des vies dans 50 ans ou un siècle.

On légifère, on se mobilise, on s’apitoie contre la peine de mort prononcée contre des criminels, des monstres, des terroristes.

On légifère, on se mobilise, on se bat, pour sauver la vie de fœtus qui ne sont pas encore nés.

On légifère, on se mobilise, on gagne, et c’est très bien, c’est ce qu’il faut faire, pour améliorer la qualité de vie des handicapés, mais eux ils vivent, ils ne sont pas condamnés à mourir dans quelques mois !

On investit des milliards pour combattre le sida parce que dès le départ il a touché une certaine catégorie de la population, celle des gens du spectacle, les artistes, les bling-bling, un milieu médiatisé, alors que l’on pouvait se protéger en partie contre ce fléau dès qu’il a été connu.

On se mobilise autour de la nouvelle mode : savoir si nos enfants nés garçons sont filles, et vice versa, et trouver les capitaux nécessaires pour les transformer, ou plutôt les détruire.

Et que fait-on contre le cancer qui tue des enfants ?

On espère vos dons pour lutter contre lui, alors que ce combat devrait être celui de tous les gouvernants du monde, de tous les Etats, de la planète entière.

La recherche contre le cancer a été délaissée alors qu’elle était une priorité mondiale, bien plus que la détérioration progressive du climat, ou la propagation pourtant contrôlable du sida.

On ne peut rien contre le cancer qui frappe votre enfant, que l’on soit milliardaire, le fils de Trump, de Kim Jong-Un, de Poutine ou le petit héritier d’Apple, d’Amazon, de Google, de Musk, etc.

Si une partie seulement des milliards investis sur des causes plus médiatisées avait été réservée à combattre le cancer, on n’offrirait pas à la mort des milliers d’enfants, nos enfants, vos enfants, les enfants d’un monde devenu complètement irrespirable, et pas seulement à cause de la pollution, du nucléaire et de la folie des hommes !

Laisser mourir des enfants parce qu’il n’est pas assez rentable de rechercher les moyens de les faire vivre, c’est cela, un crime contre l’humanité.

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