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04.01.2025 - N° 1.864

Vive la République, vive la France et vive la liberté,
bon sang !
Les vœux surprise d’Emmanuel Macron,
que nous n’entendrons pas


Par PhD

PhD est  maintenant Chroniqueur et éditeur.
Titulaire d'une maîtrise de psycho-patho et de psycho-clinique,
il a fait toute sa carrière dans la grande distribution par magasins et internet,
notamment en tant que responsable d'exploitation et de gestion des risques.




PhD a pu se procurer un premier jet des vœux présidentiels,
immédiatement censuré par son cabinet. A notre grand regret.
Nous avons néanmoins décidé de les publier en exclusivité.

Mes chers compatriotes,

Vous m’avez élu par défaut à deux reprises face à pire que moi au second tour de l’élection présidentielle. Je ne vous ai pas menti (ou si peu), car mon programme en 2017 comme en 2022 était si inconsistant que je ne l’ai pas compris moi-même.

On m’a qualifié de suffisant, alors que je n’étais qu’insuffisant. Je dois confesser que je n’étais pas préparé à accéder aux plus hautes fonctions, bien que mes dents rayassent le parquet. Certes, contrairement à nombre de mes coreligionnaires, j’avais un peu tâté du secteur privé, mais trop peu. Et puis, on ne se refait pas ! On n’est pas énarque par hasard et à l’ENA, la liberté n’est pas au programme.

Oui, depuis 7 ans, j’ai tout, absolument tout raté. Si vous me demandez de vous parler d’une grande réforme que j’aurais faite, je serais incapable de vous répondre (et pourtant, j’ai la langue bien pendue !). Il est vrai, entre autres formules marquantes, que j’avais affirmé que le « Gaulois réfractaire » ne pouvait tolérer des réformes et qu’il fallait donc opérer une « grande transformation ». Et pourtant, je n’ai rien transformé du tout. La France reste aujourd’hui ce qu’elle était avant mon arrivée à l’Elysée : un pays étatiste, hypercentralisé, fonctionnarisé, bureaucratisé, envieux, frileux. Un pays « révolutionnaire-conservateur ». A mon image finalement.

J’aurai malgré tout marqué mon époque sur un double point au moins : le déficit budgétaire et par voie de conséquence la dette publique. Oui, je suis responsable du plus grand déficit budgétaire de la République française en temps de paix depuis 1789. Oui, je suis responsable du taux de dette publique le plus élevé de l’Histoire de France.

Tous les vrais libéraux avaient suspecté en 2017 que je serais un désastre pour le pays. Et pourtant on m’a dit libéral ou, ce qui n’est pas la même chose, « néolibéral ». On me l’a dit parce que j’étais jeune, brillant, dynamique. On m’a même qualifié de « Mozart de la finance », alors que j’étais le plus ringard des fauteurs de dette publique et que je n’ai jamais rien compris au libéralisme.

Lorsque je me suis déplacé à Mayotte il y a quelques jours, de ma bouche sont encore sorties bêtise sur bêtise. Cependant, dans l’avion de retour, je me suis dit, en y réfléchissant bien, qu’il y avait là en fait un signe avant-coureur de ce que pourrait devenir la métropole dans quelques années si l’on continuait sur le même rythme, à faire n’importe quoi, à ne rien maîtriser.

Alors, mes chers compatriotes, j’ai décidé de prendre pour 2025 de grandes résolutions.

Parce que je viens d’avoir 47 ans et que j’aspire à accéder enfin à l’âge de raison politique, j’aimerais qu’on dise après mon départ de l’Elysée (que d’aucuns, je le sais bien, souhaitent le plus rapide possible), que j’ai été Président, et non pas ridicule comme la plupart de mes prédécesseurs.

J’ai donc décidé pour 2025 d’œuvrer enfin au libéralisme. Certes, j’ai aussi raté la dissolution à l’été 2024. Certes, j’ai dû nommer à mon corps défendant François Bayrou, un extrémiste du centre qui, avec 25 ans de plus que moi, n’a jamais eu la moindre idée. Eh bien, j’ai décidé d’agrémenter la sauce béarnaise d’idées libérales !

J’ai décidé de m’inspirer de mon grand ami Javier Milei, qui m’a prêté sa tronçonneuse ; j’ai décidé de m’inspirer de mon grand ami Elon Musk, qui m’a confié son plan de débureaucratisation.

Oui, je vous le promets, en 2025 je vais plaider en faveur de coupes claires dans le budget. Oui, je vais plaider pour que, après tant d’occasions perdues, après sept longues années lors desquelles j’aurai tout planté, la France connaisse enfin son tournant libéral. Oui, j’ai décidé de défendre le droit de propriété, la subsidiarité, la société civile, la dignité, la responsabilité.

Mes chers compatriotes, à Mayotte  j’ai trouvé mon chemin de Damas, si je puis m’exprimer ainsi. J’ai sincèrement délaissé l’arrogance de l’impuissance pour l’exigence de la liberté.

Vive le libéralisme ! Vive la liberté, bon sang !
Vive la République et vive la France !

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