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30.12.2024 - N° 1.859 Manuel Gomez : « un parti socialiste est nécessaire à la politique de la France, à sa démocratie » Par Manuel Gomez
![]() Manuel Gomez est né à Alger (Bab-el-Oued) le 17 novembre 1931. Engagé par Albert Camus, à l’âge de 15 ans, comme pigiste à « Alger Républicain », Manuel Gomez a poursuivi sa carrière comme rédacteur dans les quotidiens « La Dépêche d’Algérie », puis à Paris à « L’Aurore » et « Paris-Turf. Il a été chef de rubrique au « Méridional » de Marseille. et rédacteur en chef de « Midi-Magazine » à Nice. Gomez a été le proche collaborateur de M. Georges Bidault, dernier président, après Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance et dernier responsable de l’OAS, après l’arrestation du général Salan, et rédacteur en chef du Bulletin National du CNR/OAS « France Presse-Action » en 1961. ![]() Vous n’allez pas me croire, mais je vous assure que, dans le temps,
il existait bien un Parti Socialiste. Il trouvait « inacceptables » tous ces ralliements et même ceux qui ne se prononçaient pas (encore), tel Manuel Valls par exemple, étaient blâmés par la haute autorité. Mais que pouvait faire Cambadélis en constatant cette hémorragie ? Pas grand-chose, sinon « menacer » car il avait donné « sa parole » (et vous savez qu’une parole donnée par le Parti Socialiste, ça compte !) mais retirer la carte du PS à tous les ralliés à Emmanuel Macron, ce serait faire éclater le parti – qui de toute façon éclatera tôt ou tard. Benoît Hamon se voyait également condamner avec tous ses collègues frondeurs, pour avoir, durant toute la seconde partie du quinquennat Hollande, mis des bâtons dans les roues du président et de son Premier ministre. Les députés socialistes l’abandonnaient parce qu’il avait trahi François Hollande, et en rejoignant Emmanuel Macron, ils démontraient tout simplement, si cela était nécessaire, que celui-ci était bien le représentant de la politique socialiste qu’il entendait poursuivre. Benoît Hamon récoltait ce qu’il avait semé. Même l’éventualité d’un ralliement de Jean-Luc Mélenchon, espéré comme un miracle, était loin d’être envisagé, tant l’ego de ces deux perdants était bien plus important que la possibilité d’un succès final. Le danger Hamon était ainsi écarté, mais le danger Macron était lui incontournable, d’autant plus qu’il bénéficiait d’une forme de « front républicain », face à Marine Le Pen, et qu’il était pratiquement assuré d’une majorité à l’Assemblée, grâce à tous ces ralliements. Cependant ses intentions sur les sujets du terrorisme et de l’immigration ne correspondaient pas du tout aux préoccupations des citoyens français. Ne s’est-il pas opposé, tout comme les frondeurs, à la déchéance de nationalité, qu’avait tenté de faire passer François Hollande, concernant tous les terroristes qui portaient les armes contre la France ? Les derniers attentats qui s’étaient produits sur notre sol ainsi qu’en Angleterre, en Belgique et en Allemagne, jouaient en faveur de celle qui se montrait la plus ferme contre le terrorisme et l’islamisme, c’est-à-dire Marine Le Pen. Plus de 7 000 djihadistes étaient revenus en Europe en toute liberté, sans contrôle, et abandonnés dans la nature jusqu’à leur prochaine réapparition meurtrière et, parmi eux, plusieurs dizaines en France. Ne fallait-il pas les empêcher de revenir chez nous, comme nous le proposions, et de les déchoir de leur nationalité. N’était-ce pas l’une des premières mesures indispensables à appliquer ? Quant à la déchéance de nationalité que François Hollande avait tenté, malgré lui, de faire passer, n’avait-elle pas été rejetée à grand fracas justement par ces frondeurs, avec à leur tête Benoît Hamon et les socialistes ? Les atermoiements d’un Macron et ses déclarations n’étaient pas faites pour nous rassurer. Comme se plaisait alors à le répéter Éric Zemmour : «
La morale n’a rien à voir avec la politique. Peu importe si le prochain
président, ou présidente, a quelques comptes à rendre à la morale,
l’essentiel est qu’il, ou qu’elle, sorte la France de la situation
dramatique où elle se trouve ».
Et c’est ainsi que le Parti Socialiste a explosé. Une majorité importante, pour des raisons strictement électoralistes, allait rejoindre Jean-Luc Mélenchon et son nouveau parti LFI. Quant à la minorité des têtes pensantes, elles disparaissaient dans la nature, momentanément. Il aurait été intéressant, après le score convenable (14%) réalisé aux élections européennes par Raphaël Glucksman, que ce parti socialiste tente de se reconstruire mais, sous la direction du pantin Olivier Faure, il retombait dans l’escarcelle de Mélenchon et de La France Indigne. Trois secondes seulement, j’ai pu croire que la résurrection de François Hollande serait le « nouveau testament » du parti socialiste, mais nous assistions au théâtre des guignols, et il n’en était même pas la vedette principale. Un parti socialiste est nécessaire à la politique de la France, à sa démocratie. Le tout nouveau Premier ministre, François Bayrou, s’il impose la proportionnelle, ne serait-ce que pour se faire accepter momentanément par le RN, pourrait permettre au parti socialiste de retrouver sa place à l’Assemblée, sans dépendre de LFI. Mais qui sera celui qui le fera renaître ? Qui sera le nouveau Jean Jaurès,
Léon Blum, Mendès-France, Delors, Rocard ou Mitterrand ? Telle Sœur Anne, je ne vois vraiment personne venir. ______________
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