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11.12.2024 - N° 1.840 Donald Trump à Notre-Dame : America is back Par Guy Millière
Guy Millière, (spécialisation : économie, géopolitique). Titulaire de trois doctorats, il est professeur à l’Université Paris VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit, Economie de la communication et Maître de conférences à Sciences Po, ainsi que professeur invité aux Etats-Unis. Il collabore à de nombreux think tanks aux Etats-Unis et en France. Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, Conférencier pour la Banque de France. ![]() Dois-je le dire ?
La cérémonie organisée à Notre-Dame de Paris m’a parue déplacée. Au lieu de cela, Macron a organisé une cérémonie politique destinée à le placer sous les projecteurs et à montrer qu’il pouvait convier à Paris des présidents et autres dignitaires. La population a été maintenue à distance. Et on a pu assister à un défilé de personnalités accueillies une à une, dans un défilé interminable, sous un grand portique construit spécialement pour l’occasion, et tous ceux qui sont arrivés ont été conviés à une photographie avec Macron et Brigitte. Tout cela a été fait aux frais des contribuables français, au moment où la France croule sous les déficits, et est ingouvernable en raison du comportement indigne d’un homme qui s’accroche à la présidence, alors que les Français souhaitent sa démission. Une marque supplémentaire de l’arrogance narcissique de Macron. Il y a eu certes, une dimension religieuse, mais elle est venue après. Seulement après. Ce qui m’a paru notable a été la présence de Donald Trump qui, n’en déplaise à Macron, a été au centre de l’attention. Et Donald Trump a montré qu’après les minables années Biden, l’Amérique est de retour. Trump a été reçu par Macron à l’Élysée comme s’il était déjà président et, de fait, il est déjà président. Depuis le 5 novembre, les dirigeants du monde entier se préparent à la présidence Trump, prennent position en fonction de la présidence Trump, ou se précipitent à Mar-a-Lago lorsque Trump dit qu’il va prendre une décision qui concerne leur pays et qu’ils veulent répondre à la décision qui s’esquisse, ou faire preuve de déférence. Contrairement à ce que disent ceux qui affirment que Trump est imprévisible, Trump est au contraire très prévisible : ce qu’il fait est réfléchi et pensé. Et sa poignée de main avec Emmanuel Macron en arrivant était réfléchie et pensée. Il a tenu à montrer qui domine et dirige. Trump a rencontré Volodymyr Zelensky, et il l’a fait à l’Élysée, et il ne fait aucun doute qu’il a défini un peu plus précisément ses projets concernant l’Ukraine. Il a tenu à arriver en dernier à Notre-Dame, pour saluer tous ceux qui étaient arrivés avant lui. Et leurs regards sur lui ont montré qu’ils savaient que Trump incarnait la première puissance du monde et que ce qu’il dira et fera comptera. Sur tous les continents. Jill Biden est venue sans son mari, c’était l’une des dernières occasions pour elle de participer à une cérémonie officielle. Melania Trump n’est pas venue, car elle ne veut plus jamais rencontrer Joe ou Jill Biden : elle sait qu’ils sont responsables de tout le harcèlement et de toutes les poursuites en justice organisées contre son mari, et elle ne pardonne pas. Donald Trump ne pardonne pas non plus, mais il exerce la fonction de président et doit rencontrer des gens qu’il méprise, tels les Biden. Il fera passer la justice en temps voulu. Une nouvelle page de l’histoire du monde s’ouvre, et cette page sera celle de l’ère Trump, et ce sera une ère importante, porteuse de changements majeurs. America is back. L’Amérique est de retour. Ceux qui parlaient et parlent encore d’une ère post-américaine et post-occidentale devraient regarder davantage le monde autour d’eux et discerner les signes montrant qu’ils se trompent. Une vieille expression américaine dit : a new sheriff is in town. Un nouveau shériff est en ville. Le nouveau shériff a déjà été shériff, et le monde devrait savoir à quoi s’attendre. Le shériff revient plus fort et plus déterminé, plus puissant. Il y aura à nouveau très bientôt un président des États-Unis à la Maison-Blanche. C’est d’ores et déjà visible. Ce n’est que le commencement. Ronald Reagan aimait citer une phrase prononcée en 1630 par John Winthrop, fondateur du Massachusetts : “We shall be as a city upon a hill—the eyes of all people are upon us”. Nous serons une ville sur la colline, les yeux de tous les peuples sont sur nous. Les États-Unis sont la ville sur la colline, et les yeux du monde
sont tournés vers les États-Unis. ![]() ______________
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