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16.11.2024 - N° 1.815 Trump : la nouvelle révolution conservatrice américaine est en marche Par Guy Millière
Guy Millière, (spécialisation : économie, géopolitique). Titulaire de trois doctorats, il est professeur à l’Université Paris VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit, Economie de la communication et Maître de conférences à Sciences Po, ainsi que professeur invité aux Etats-Unis. Il collabore à de nombreux think tanks aux Etats-Unis et en France. Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, Conférencier pour la Banque de France. ![]() La victoire de Donald Trump aux Etats-Unis n’a pas simplement été une victoire électorale. Elle a été bien davantage. Et ce n’est pas simplement Kamala Harris qui a été battue. Et le parti démocrate a vu ce dont il est présentement porteur largement rejeté, ce qui impliquera pour ses membres dirigeants une remise en question profonde sans laquelle ils se condamneront à être à la tête d’un parti vaincu n’ayant aucun espoir de retour au pouvoir. Obama est en position d’échec total, et le parti démocrate est sans leader et en train de se perdre dans de multiples querelles internes. C’est aussi l’emprise de l’extrême gauche américaine sur les grands médias américains qui a été battue. Quatre-vingt pour cent environ des grands médias américains n’ont cessé, en synergie avec le parti démocrate, de diffamer et de diaboliser Donald Trump, de le décrire comme un danger pour la démocratie, voire comme une réincarnation d’Adolf Hitler, et ils ont entièrement échoué, et même poussé un nombre très important d’Américains à se détourner d’eux (MSNBC et CNN sont en chute libre). S’ils veulent ne pas péricliter complètement, les grands médias américains devront changer d’attitude et de discours, et ce sera difficile pour eux. S’ils ne le font pas, une majorité des Américains va les considérer comme des nuisances, et continuer davantage encore à faire ce qu’ils font déjà en nombre croissant: chercher et prendre leurs informations ailleurs, sur les réseaux sociaux et les podcasts. Donald Trump s’est fait le vecteur d’une nouvelle révolution conservatrice aux Etats-Unis. ![]() Et il aura, plus encore qu’après l’élection de 2016 (il dispose d’une majorité dans les deux chambres du Congrès et les juges conservateurs sont majoritaires à la Cour Suprême), les moyens d’avancer. Et ce qu’il entend faire ne se limite pas à sa volonté de redresser l’économie américaine en abaissant les coûts de l’énergie par une relance de la production de pétrole et de gaz aux Etats-Unis, en diminuant les impôts sur les entreprises et les personnes, et en permettant aux plus humbles et aux classes moyennes de retrouver du pouvoir d’achat. Ce qu’il entend faire est bien plus vaste. Ce qu’il entend faire ne se limite pas non plus à mettre fin à l’invasion du pays par l’immigration clandestine aux fins de préserver la souveraineté du peuple américain sur son pays, et de sauver l’identité culturelle américaine et les valeurs de la civilisation occidentale. Ce qu’il entend faire ne se limite pas à rétablir la paix dans le monde, en mettant fin à la guerre en Ukraine (et on le verra, Trump n’est en aucune façon servilement soumis à Poutine, et ce qui se dit en France sur le sujet est débile et faux), en donnant à Israël les moyens de vivre en paix sans la menace du Hamas et du Hezbollah, et en poussant à nouveau le régime des mollahs en Iran vers une asphyxie rapide. La grande majorité des dirigeants au pouvoir en Europe, et l’immense majorité des commentateurs dans les grands médias européens sont hostiles à Donald Trump parce qu’ils perçoivent ce que sa victoire signifie et ce qu’en seront les conséquences: ils soutenaient passionnément Kamala Harris. Ils détestent tout aussi passionnément Donald Trump, car ils savent que des partis en Europe sont porteurs des mêmes rejets que lui des idées constituant le mouvement woke, et de la même défiance que lui vis-à-vis de ce que disent les commentateurs dans les grands médias des divers pays d’Europe. Et ils craignent que la victoire de Donald Trump soit une source d’inspiration pour ces partis et conduise à une révolution conservatrice en Europe aussi. Et ce n’est pas du tout un hasard si Giorgia Meloni en Italie, Geert Wilders aux Pays Bas, Viktor Orban en Hongrie (on peut contester la politique étrangère d’Orban, il gouverne son pays de manière conservatrice et l’a maintenu à l’abri de l’islamisation et du mouvement woke, et la Hongrie est le pays le plus sûr d’Europe pour les Juifs), ont envoyé des messages de félicitation chaleureux à Donald Trump après sa victoire, tandis que des dirigeants tels qu’Emmanuel Macron se sont montrés bien plus circonspects. ![]() La victoire de Donald Trump est d’ores et déjà une source d’inspiration pour les partis concernés. La nouvelle révolution conservatrice qui prend forme aux Etats-Unis, et qui va se concrétiser, pourrait susciter un renforcement des possibilités qu’une révolution conservatrice se produise effectivement en Europe. Et cette révolution serait indispensable pour que l’Europe survive.
Elle serait même urgente, absolument urgente, au vu de l’état actuel de l’Europe. Il faut souhaiter qu’elle survienne. ______________
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