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21.10.2024 - N° 1.789

La religion, le nouvel opium de la gauche

Par Gaia

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Aujourd’hui, la gauche européenne, marxiste, voire réformiste, comme en Belgique, lorgne du côté des mouvances islamistes. Partout en Europe, l’heure est à la “palestinisation” de la vie politique, pour mieux séduire l’électorat musulman.

Une opinion de Joël Kotek et Marina Blitz, respectivement
président et administratrice de l’Institut Jonathas


Les libéraux et socialistes ont longtemps combattu l’Église catholique, la considérant comme un frein au progrès démocratique et à l’émancipation des sociétés modernes. Leur victoire, aboutissant à la séparation de l’Église et de l’État, a marqué un tournant majeur dans la construction des États-nations laïques. La célèbre maxime de Marx, “La religion est l’opium du peuple”, résume cette opposition en montrant que la religion détournait les opprimés des causes réelles de leur misère, légitimant ainsi les inégalités.

Aujourd’hui, cette lutte semble oubliée. La gauche européenne, marxiste, voire réformiste, comme en Belgique, lorgne du côté des mouvances islamistes. Comme l’explique Gilles Kepel, l’arrivée de populations musulmanes dans la sphère politique a changé les dynamiques électorales. L’écrivain algérien Kamel Daoud l’illustre bien : “Les ouvriers sont en Chine, les mosquées en France !”. Cette transformation démographique est vue comme une ressource clientéliste. Des figures de la gauche comme Corbyn, Mélenchon et Hedebouw ont choisi de miser sur le potentiel électoral des jeunes des cités, d’où leur stratégie de s’approprier sans retenue les causes arabes comme le voile, l’abattage rituel et la cause palestinienne. C’est ainsi que Mélenchon a centré ses campagnes électorales sur Gaza avec Rima Hassan en tête de file, tandis qu’en Belgique, les partis dits progressistes en sont venus à soutenir de facto le Hamas et le Hezbollah, mouvements totalitaires, antiféministes, antisémites et homophobes. Partout en Europe, l’heure est à la “palestinisation” de la vie politique.

Stratégie efficace

À l’évidence, cette stratégie a prouvé son efficacité. Au Royaume-Uni, six députés ont été élus sur la seule question de Gaza, un fait inédit. En France, Mélenchon a progressé de deux points lors des élections européennes, devenant le premier parti avéré des musulmans de France, face au Rassemblement National parti qui consolide sa place de premier parti des ouvriers. Un constat détonnant qui devrait toucher sous peu la Belgique. Imaginez un seul instant les dégâts que ferait en Wallonie l’irruption d’un Léon Degrelle 2.0 ! Entretemps, à Bruxelles, les partis de gauche, face à la panique existentielle causée par la Team Fouad Ahidar, n’ont eu de cesse de jouer les idiots utiles des islamistes ; tous ont rivalisé d’efforts pour séduire l’électorat musulman, faisant de la question du voile et de Gaza les axes centraux de leur stratégie électorale lors des récentes élections… communales.

L’opposition du PTB au plan “Good Move” pour satisfaire la rue arabe
reflète bien son cynisme politique pur.
Depuis près de vingt ans, ce parti flirte avec l’islam radical,
un rapprochement électoralement rentable, mais idéologiquement incohérent.


La thèse, absurde s’il en est, d’un génocide palestinien a été surjouée par de nombreux candidats écologistes, socialistes et ptbistes. À ce jeu-là, le cas du PTB est particulièrement éclairant. Si son soutien à la politique ethnocidaire de la Russie et de la Chine, ainsi que sa dénonciation monomaniaque d’Israël, ne surprennent guère, ses positions pro-voile, pro-voiture et pro-abattage rituel posent davantage question. Son opposition au plan “Good Move” pour satisfaire la rue arabe reflète bien son cynisme politique pur. Depuis près de vingt ans, ce parti flirte avec l’islam radical, un rapprochement électoralement rentable, mais idéologiquement incohérent. Pour citer Vespasien, l’empereur romain qui détruisit le Temple juif de Jérusalem, “L’argent n’a pas d’odeur”, une maxime reprise ici pour le vote communautariste. On peut douter que le PTB incarne encore des valeurs de gauche.

Aussi en Flandre

À noter que la “palestinisation” de la vie politique a touché aussi la Flandre. À Anvers, Jos D’Haese, leader du pendant néerlandophone du PTB a, lui aussi, courtisé ouvertement les mosquées. Lors des élections fédérales en Flandre, le PVDA a obtenu un score impressionnant de 22 % à Anvers, juste derrière la N-VA. La presse flamande explique cette percée par ses positions sur le voile, l’abattage rituel et Gaza, ainsi que son silence sur les droits des homosexuels et des trans. Comme le relève Dave Sinardet dans Het Laatste Nieuws, le PVDA n’a pas abordé la question des droits des trans lors des élections, bien qu’elle fût centrale. Jos D’Haese a préféré multiplier les visites dans les mosquées, et s’il n’a pas pris la mairie communale à Bart De Wever, il a triplé le nombre de conseillers communaux, faisant du PVDA le deuxième parti de la ville. Cette fuite en avant communautariste est inquiétante car elle affecte toute la classe politique belge, même la droite libérale et catholique flamande. Le CD&V, bien que conservant le “C” de chrétien, a vu son président, Sammy Mahdi, éviter la visite du pape, ce qui en dit long sur les priorités électorales du moment.

On peut se demander si la “palestinisation” de la vie politique que l’on constate de Bruxelles, à Madrid, en passant par Paris, est du seul ordre de l’antisémitisme de calcul, c’est-à-dire électoraliste. Certes, on peut parler d’antisémitisme d’opportunité, mais pas uniquement. La “palestinisation” de la vie politique européenne reflète aussi un antisémitisme réprimé depuis la Shoah. On se souvient qu’en 2014, Jean-Luc Mélenchon avait tenu des propos controversés sur le CRIF, accusant les Juifs de se glorifier d’avoir crucifié Jésus-Christ.

Conséquences inquiétantes

Pour les communautés juives d’Europe, les conséquences sont inquiétantes. L’hostilité croissante pousse de nombreux Juifs à envisager l’exil vers Israël. Paradoxalement, ce sont les antisionistes les plus virulents qui, par leurs politiques hostiles, renforcent le sionisme. Hitler, Staline et Nasser ont tous contribué à l’exode des Juifs vers Israël, et aujourd’hui des figures comme Corbyn, Mélenchon, Hedebouw, Gennez, De Schutter et tous les buveurs de Salam Cola contribuent, quelques fois, bien malgré elles, à la même dynamique.

L’antisionisme radical renforce finalement la cause sioniste,
faisant des ennemis d’Israël ses alliés involontaires dans la consolidation
du petit mais plus que jamais nécessaire État juif.



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