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04.08.2024 - N° 1.711 Inauguration des JO de Paris : entre admiration et indignation Par Eduardo Mackenzie ![]() Eduardo Mackenzie est journaliste. Il est l’auteur de Les FARC ou l’échec d’un communisme de combat. ![]()
Pourquoi un spectacle qui avait pour but d’étonner le monde entier et
de saluer dignement les athlètes des 206 pays participant aux Jeux Olympiques de Paris 2024, a-t-il fini entaché d’obscénités, d’iniquité antichrétienne et d’apologie de la guillotine ? Pourquoi un défilé nautique impeccable et fraternel des délégations sportives, avec Lady Gaga chantant Mon truc en plumes, numéro culte de l’âge d’or du music-hall français et de la non moins célèbre Zizi Jeanmaire, depuis une rive de la Seine, et Céline Dion interprétant la plus sublime chanson d’amour d’Edith Piaf, et avec des feux d’artifice massifs aux couleurs de la France et des lumières laser qui semblaient illuminer l’univers depuis la Tour Eiffel, que beaucoup ont qualifié de « grandiose », n’ont pas atteint tous les foyers du monde ? Pourquoi les chaînes de télévision des États-Unis, d’Australie, du Maroc et de Chine, entre autres, ont zappé sans hésiter certaines scènes de la très attendue cérémonie du 26 juillet, la première de l’histoire des Jeux Olympiques hors stade ? Il est difficile de répondre à cette question en quelques lignes. Quoi qu’il en soit, l’événement universaliste censé exalter les valeurs que Pierre de Coubertin avait restaurées en 1896 en lançant les Jeux Olympiques modernes à Athènes, a débouché sur des messages inattendus et abjects, typiques d’activistes qui avaient carte blanche pour servir leur cause et glorifier les horreurs de la révolution française. Lorsqu’ils ont décidé d’outrager la reine Marie-Antoinette, décapitée à l’âge de 38 ans, le 16 octobre 1793, pendant la Terreur, les organisateurs ont affirmé que la peine de mort est une atrocité qui peut être applaudie. Ce tableau, exécuté devant les six monarques invités à la cérémonie, fut véritablement un spectacle triste, d’une cruauté et d’une misogynie insupportables, mais organisé avec délectation : tandis qu’un chœur intempérant criait l’horrible chanson de la révolution « Ah ! Ça ira ! », un rockeur entonnait une chanson infernale dans l’ombre d’un balcon. Immédiatement, une série de poupées ensanglantées, décapitées, la tête dans les mains, apparaissent aux fenêtres de la Conciergerie où la reine, il y a 231 ans, avait été emprisonnée avec ses enfants, avant d’être conduite à l’échafaud. Tel était l’éloge subliminal du caractère homicide de Robespierre qui imprègne encore aujourd’hui l’esprit de certains caciques de l’extrême gauche hexagonale. La preuve de la haine antichrétienne et lâche des élites mondialistes n’y pouvait manquer. Plagiant le tableau mythique de la Cène, telle que la voyait Léonard de Vinci, une bouffonne drag-queen, Barbara Butch, avec des éclairs sur la tête, présidait une parodie malsaine. Entourée de danseurs à moitié nus, elle animait un défilé de mode grotesque – en fait une caricature du génie des créateurs français – où un faux Dionysos, ventru, peint en bleu et nu, le pénis enveloppé comme une petite momie, chantait « Nu » à quelques mètres seulement d’une fillette d’une douzaine d’année tout au plus. Quelle invitation y avait-il là-dedans ? Au viol de l’innocence ? À la pédophilie ? L’évêché français et Mgr Carlos María Vigano ont dénoncé ces « sacrilèges et scandales » de l’inauguration. Vigano a souligné : « Nous devons exiger que les responsables de cette intolérable intimidation soient tenus responsables de leurs actes, ainsi que de la corruption qui accompagne également cet événement. » Il a estimé que le décorateur responsable de ce « spectacle blasphématoire et vulgaire » devait « rembourser les droits que les Macroniades ont fait payer aux contribuables français ». Même si le blasphème n’est pas un délit en France, le monde chrétien y voit un blasphème et « un acte de terrorisme spirituel ». Ce tableau a suscité les plus vives critiques durant plusieurs jours, en France et à l’étranger, et, en même temps, a révélé la lâcheté de Thomas Jolly, l’auteur de la scénographie. Bien évidemment il s’est abstenu de se moquer des autres religions présentes en France, car il sait que la moindre erreur en la matière chez les musulmans conduit à la mort. En revanche, attaquer les catholiques ne comporte aucun danger et peut même vous aider à gravir des échelons. Thomas Jolly a tenté de se défendre, accusant « la droite » d’être « injuste ». Retenez-moi je vais verser une larme pour lui ! Il a dit qu’il voulait avoir « une grande fête païenne » et ne pas « choquer » ou « se moquer » du monde catholique parce que sa vocation, assure-t-il, la main sur le cœur, est d’être « moderniste » et « inclusif ». Les gens ne croient pas un seul mot de telles sottises. Un sondage d’opinion a montré que 72 % des personnes interrogées se sont indignées de la parodie de la Cène. Un autre sketch a fait écho au nouveau vandalisme culturel wokiste : quelqu’un brise la vitrine du Louvre qui protège la Joconde. Plus tard, le célèbre tableau réapparaît flottant dans la nuit comme un cadavre dans les eaux de la Seine. Les excuses au vandalisme culturel sont explicites. La passion de la gauche pour la laideur a marqué une nouvelle fois les esprits. Quelqu’un a résumé en une phrase le discours sous-jacent de ces génies limités : « Nous voulons présenter la France non pas telle qu’elle est mais telle que nous voulons qu’elle soit. » Le monde officiel et présidentiel a fait les commentaires les plus dithyrambiques. La phrase de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, restera dans les annales : « Ce fut la plus belle cérémonie de l’histoire pour la plus belle compétition sportive du monde dans le plus beau pays du monde ! ». On ne sait pas ce qu’ont dit post festum les membres de l’orchestre de la Garde Républicaine, amenés à jouer et à danser, sur le Pont des Arts, sous la direction de la Franco-Malienne Aya Nakamura, qui – contrairement à Lady Gaga et Céline Dion qui ont eu la dignité d’interpréter deux chansons françaises, et non leurs productions personnelles–, s’est offert un bain gratuit de popularité mondiale en faisant le show avec un mix avec une de ses chansons, dans le langage qu’on lui connait, et quelques thèmes de Charles Aznavour. Ainsi va la France macroniste et ses joies estivales.
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