La Mouette déchainée
                             Réactions, enquêtes, déclarations...

                                 













Toutes les news
c'est ici




Contact


Vos réactions, vos commentaires


Abonner un(e) ami(e)

Vous abonner

Qui sommes nous
?


15.04.2024 - N° 1.601

«Elle a un voile et elle ne veut pas l’enlever» : à Strasbourg,
le gérant d’une boutique Geox menacé de mort

3 minutes de lecture
Derniers commentaires parus :
A lire ici
Vous aussi, faites nous part de vos commentaires, de vos
réactions, de vos témoignages... nous pourrons les publier.
cliquez ici

Par Mauricette
 
Cet auteur n'a partagé aucune information de profil



Certains dénoncent une « fatwa ». Le Collectif contre l’islamophobie en Europe, ex-CCIF qui a été dissous en France, a relayé la vidéo et a appelé à « contacter Geox » pour dénoncer cette « discrimination inacceptable ».

D'aucuns décrivent une « fatwa ». Le gérant d’un magasin Geox, à Strasbourg (Bas-Rhin), a été menacé de mort et accusé d’« islamophobie » après avoir été la cible d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Cette vidéo, longue de cinq minutes et capturée il y a quelques jours par une femme musulmane venue travailler sur une courte durée, a déjà été vue plus d’un million de fois sur TikTok et X (ex-Twitter).

Elle montre dans un premier temps le boutiquier, au téléphone, en train de se plaindre de la situation à une personne inconnue. « Je vous appelle parce que (l’étudiante) vient d’arriver, et la tenue ne va pas au magasin. Elle a un voile et ne souhaite pas l’enlever. Elle m’explique que ce n’est pas normal, que ce n’est pas écrit dans le contrat. Bref, elle ne compte pas rester… ». La vidéaste, qui se décrit dans sa biographie TikTok comme une « femme musulmane inspirante » qui « embrasse le hijab (le voile islamique, NDLR) », coupe alors le gérant. « Non non ce n’est pas que je ne compte pas rester, vous me dites de partir, vous déformez mes propos », clame-t-elle, avant d’évoquer la situation avec une cliente, qui vient d’entrer dans le magasin.

« Vous n’êtes pas policier »

« Elle est en train de parler avec une cliente », reprend le gérant par téléphone. « Alors vous vous mettez juste sur le côté s’il vous plaît », enjoint-il. « Vous n’êtes pas policier pour me dire où je dois me mettre, j’attends là », rétorque l’intérimaire. « Alors vous allez vous mettre dehors (…) On est sur un lieu privé, donc vous récupérez vos affaires et vous sortez », déclare le commerçant. La jeune femme refuse, et indique qu’elle attendra la fin de l’appel pour quitter les lieux : « J’attends que vous finissiez, je ne veux pas que vous changiez mes propos. »

Et le gérant de poursuivre : « Je ne change pas les propos, vous n’avez pas la tenue adéquate, je ne peux pas vous garder. Vous m’avez dit de toute façon que vous ne vouliez pas faire la mission comme ça ». « J’ai le voile, il faut le dire ! », plaide l’intérimaire. « On est en France madame, c’est dans la loi. Moi, en magasin… ». La jeune femme coupe de nouveau le commerçant. « Liberté, égalité, fraternité. En pays laïc », ironise-t-elle. « Sur mon contrat, il n’y a pas écrit que je ne dois pas mettre le voile ». Le gérant se justifie alors. « Moi j’ai une collègue qui a une croix autour du cou et elle ne la montre pas non plus. » Avant de reprendre son interlocuteur au téléphone. « J’espère que vous avez tout entendu. Parce que là elle est en train de faire un scandale dans tout le magasin. Elle m’a dit (précédemment) que tout le monde va bien entendre », avance-t-il, sous-entendant que la jeune femme l’avait prévenu avant le début de la vidéo qu’elle allait enregistrer ses propos.

« C’est vous qui me criez dessus et qui me dites de partir, et c’est moi qui fais un scandale ! », s’exclame l’intérimaire. « Vous êtes en train de me faire passer pour quelqu’un que je ne suis pas, et ça, je ne l’accepte pas », répond le commerçant, qui continue ensuite sa conversation au téléphone. « Excusez-moi je ne m’en sors pas. (…) Ce n’est pas normal ce genre de problème. Me faire passer pour ce que je ne suis pas, je n’accepte pas. Elle ne veut pas partir, alors qu’elle est censée le faire, c’est un lieu privé. » L’appel prend fin quelques secondes plus tard. La jeune femme quitte ensuite les lieux, en clamant espérer que le gérant « change de mentalité ».

« La vermine française »

Contactée par Le Figaro, l’entreprise Geox n’a pour l’instant pas répondu, de même que la boutique accusée. Depuis la diffusion de la vidéo, des centaines de réactions haineuses à l’encontre du gérant ont été publiées sur les réseaux sociaux. « Quand la vermine française laisse libre cours à ses instincts primaires. Il faut boycotter Geox », écrit un internaute. « Un brave pour aller le savate ? », demande un autre. « Strasbourg, allez lui apprendre les bonnes manières à ce rigolo». « Mort à eux » ; « Geox, je vous conseille très sérieusement de (le) virer immédiatement ! Et c’est pour son bien ! Ce chien doit être identifié et affiché sur les réseaux sociaux ! ».

Le CCIE, Collectif contre l’islamophobie en Europe, ex-CCIF (Collectif contre l’islamophobie) qui avait été dissous en France après l’assassinat de Samuel Paty à Conflans Sainte-Honorine, a dénoncé une « discrimination inacceptable.(…) Contactez Geox pour exprimer votre désapprobation ! ». Le groupe avait été désigné par Gérald Darmanin comme « ennemi de la République », accusée d’accointances avec l’islamisme et de minimiser le terrorisme.

Dans le même temps, de nombreux internautes ont exprimé leur soutien envers le gérant, menacé de mort. Certains pointent une «fatwa» organisée par la jeune femme. D’après la loi française, l’employeur privé est en droit d’imposer une tenue vestimentaire ou d’interdire le port de certains vêtements, notamment dans le secteur du commerce. « Depuis la loi du 8 août 2016 sur le travail, le règlement intérieur (d’une entreprise) peut contenir une clause de neutralité, notamment en matière d’expression des convictions religieuses, qui peut avoir des conséquences sur les règles vestimentaires », peut-on lire dans le « guide pratique du fait religieux dans les entreprises privées », publié par le ministère du Travail.

« Une politique de neutralité à l’égard de la clientèle peut justifier l’interdiction de porter des tenues ou symboles religieux à condition qu’elle concerne à la fois les signes religieux, politiques et philosophiques (et) ne s’applique qu’aux salariés en contact avec la clientèle ».



Faites nous part de vos commentaires, de vos réactions,
de vos témoignages... nous pourrons les publier.

______________












Qui sommes-nous ?

Nous écoutons, nous lisons, nous regardons...

C'est parfois un peu ardu, et les news peuvent demander de l'attention.
Mais elle sont souvent remarquables !


Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion et nourrir celle-ci.
Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici.


Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs,
et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur.

Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur
qui pourrait nuire à sa réputation.


Bien sûr, vos commentaires sont très attendus.


   L'équipe de La Mouette déchaînée.