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01.03.2024 - N° 1.556

Liberté, égalité et fraternité :
plus grande fraude de l’histoire ?

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Par Jean Patrick Grumberg

Jean Patrick Grumberg est journaliste.
Dans les années 70, il a travaillé sous la direction de Georges Wolinski
à Charlie mensuel, puis a été chef d’entreprise, lobbyiste.
Il a vécu à Paris, à Los Angeles et à Tel Aviv, et vit entre la Californie et Israël.



Au XVIIIe siècle, des personnes “éclairées” ont déclaré qu’il est possible de proclamer certains principes évidents pour toute personne rationnelle et instruite. Et que sur leur base, il est possible d’ériger un système de bien-être universel.

La devise “Liberté, Égalité, Fraternité” est ainsi apparue pour la première fois dans le discours de Maximilien Robespierre “sur l’organisation de la garde nationale”. Il suggère que ces principes peuvent être associés aux trois couleurs du drapeau républicain. Trois vaches sacrées. Liberté, Égalité et Fraternité. Toute atteinte, tout débat, toute question sur ces valeurs est considéré comme un délit moral majeur – il serait punissable de la peine de mort si elle n’avait pas été abrogée.

En attendant, il est difficile d’inventer des slogans plus abstraits et plus catastrophiques que ceux-là. Au cours des dernières décennies, le potentiel destructeur qui leur est inhérent a commencé à se réaliser pleinement. Tout simplement parce que l’humanité avait auparavant vécu sur la base de la morale chrétienne, et qu’ensuite, le Christ lui-même avait été retiré de la morale pour faire croire qu’il existât une “éthique séculière”, et avait décidé qu’elle s’était humanisée.

Et ce “beau” slogan de la Révolution française a conduit à un bain de sang dès sa proclamation : les gens ont commencé à être tués non pas pour quelque chose de tangible, comme dans les siècles précédents, mais pour des mots – des abstractions. Et comme l’a rappelé le politicien israélien de droite Avigdor Lieberman, la terreur n’est pas née chez les islamistes, mais en France pour défendre ces idées. “La Terreur” désignait la période de la Révolution française, entre 1793 et 1794.

Si au Moyen Age, les gens se battaient pour des choses compréhensibles de tous, comme la domination et les droits (étendre les droits des barons par rapport au roi, étendre les droits des citadins par rapport aux seigneurs féodaux), il n’y avait pas d’objectifs abstraits de construction d’une société juste satisfaisant tout le monde de manière égale – un concept qui va à l’encontre de la nature de l’homme que tout le monde aurait rejeté.

Seulement patatras, des élites sont venues tout chambouler pour ériger le bien-être pour tous sous le drapeau de la devise “Liberté, Égalité, Fraternité”.

Ces concepts avaient été décryptés un peu plus tôt dans la révolutionnaire Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
  • Ainsi, la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Cela semble explicite et évident ? Ce n’est pas le cas. Que signifie “nuire” ? Si nous parlons de préjudice physique, c’est plus ou moins clair. Mais comment évaluer le préjudice moral ? Ou bien n’y a-t-il pas lieu d’en tenir compte ?

“La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres”. Mais quelle est la définition précise de la liberté ? Où se trouve la ligne entre la liberté individuelle légitime et les restrictions nécessaires pour éviter les conflits et garantir le bien-être de la société dans son ensemble ? Dans le collectivisme socialiste ?
  • L’égalité. Elle signifie que tous sont égaux devant la loi. “Tous les citoyens sont égaux devant elle et par conséquent ont un égal accès à toutes les dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle qui est due à leurs vertus et à leurs facultés”.

Cependant, nous voyons qu’il s’agit de la graine qui a donné naissance au wokisme et au progressisme.

C’est sur la base de cette idée que la discrimination positive et le nivellement par le bas sont aujourd’hui mis en œuvre. En d’autres termes, les représentants des races, des nations et des minorités, qui étaient eux-mêmes, ou plus souvent leurs lointains ancêtres, limités dans leurs droits, se voient aujourd’hui accorder des avantages qu’ils n’ont pas mérités et pour lesquels ils n’ont pas travaillé. Autant de choses qui – au nom de l’égalité – auraient profondément choqué nos ancêtres, qui travaillaient dur pour obtenir tout ce qu’ils possédaient, en raison de son injustice.

C’est aussi sur cette base qu’ils ont inventé l’idée de “privilège blanc”. L’égalité a fini par justifier le racisme anti-blanc !

Au nom de l’égalité, on a le droit de limiter le pouvoir supposé des blancs, et d’exclure celui qui possède des capacités et des privilèges.

  • Le troisième mot de la devise, la fraternité, est défini comme suit : “Ne fais pas aux autres ce que tu ne ferais pas à toi-même”, tiré de la règle principale de la Torah, et sa transformation : “Aime ton prochain comme toi-même”.

À première vue, il n’y a rien à objecter non plus, mais la perversion de cette idée a amené, vous le vivez, le multiculturalisme par la modification de la définition du prochain.

Dans la religion juive, notre responsabilité première est envers nous-mêmes, puis nos proches. Ensuite, la responsabilité existe toujours, mais d’une intensité diminuée pour les voisins, puis encore plus pour son pays, puis pour le monde. Pour la gauche, c’est l’inverse.

Aussi, au nom de la fraternité, il est devenu une abomination de considérer l’attirance de l’homme pour sa famille et ses semblables comme normale et naturelle.

Il nous sera bientôt interdit d’aimer trop les personnes que la nature nous a ordonné d’aimer le plus : notre famille, et l’égalité nous ordonneront de les éviter.


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