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26.01.2024 - N° 1.521 Hostile au petit peuple, le fondateur du Forum économique mondial veut que l’IA remplace les électeurs
Par Jean Patrick Grumberg ![]() Jean Patrick Grumberg est journaliste. Dans les années 70, il a travaillé sous la direction de Georges Wolinski à Charlie mensuel, puis a été chef d’entreprise, lobbyiste. Il a vécu à Paris, à Los Angeles et à Tel Aviv, et vit entre la Californie et Israël. ![]() Dans un entretien glaçant avec Sergey Brin, cofondateur de Google, Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial (WEF), a appelé à l’exclusion du grand public des processus électoraux. Schwab a évoqué le potentiel des technologies numériques, telles que l’intelligence artificielle (IA), pour faire avancer l’agenda du WEF, en passant d’un mode analytique et prédictif à un mode prescriptif. Il a suggéré que le pouvoir prédictif de la technologie pourrait un jour remplacer les élections, déclarant : « Pourquoi avons-nous besoin d’élections ? ». Les commentaires de M. Schwab indiquent qu’il est favorable à l’utilisation de la technologie pour façonner la politique mondiale et les résultats plutôt que par le biais du processus démocratique. La question de savoir qui contrôlera la technologie et qui bénéficiera de son utilisation n’est pas évoquée, car nous connaissons la réponse, et Schwab n’est pas enclin à le révéler. Cette évolution vers un mode prescriptif détruirait un peu plus le processus démocratique que les médias n’ont pas encore totalement réussi à pervertir avec la désinformation de gauche, et pourrait permettre d’accomplir le rêve de ces petits groupes d’élites non élus : ne plus traverser de périodes sans détenir tout le pouvoir du fait de dirigeants qu’ils n’approuvent pas – Donald Trump étant le symbole. Yuval Noah Harari, conseiller principal du WEF, a d’ailleurs exprimé son inquiétude quant à la possibilité que le président Donald Trump soit réélu cette année et que les élites se retrouvent encore entravées dans leurs objectifs. Il sait que la réélection de Trump pourrait être préjudiciable à l’ordre mondial socialiste. Harari a aussi critiqué ce qu’il considère comme une fausse vision binaire des politiciens qui opposent le patriotisme au mondialisme. Il ne veut plus que les politiciens soient désobéissants – ils doivent arrêter de présenter l’idée que les citoyens doivent choisir entre la loyauté envers leur nation et la loyauté envers une sorte de gouvernement mondial. Les commentaires de M. Schwab, associés aux préoccupations de M. Harari, mettent en lumière le fait que l’IA a la capacité de tromper les gens d’une manière bien plus sophistiquée que les meilleurs médias peuvent le faire, sans qu’ils s’en rendent compte, et surtout, d’offrir tellement d’avantages que les gens ne pourront plus s’en passer. C’est depuis longtemps le cas de Wikipédia, de l’outil de recherche Google et d’autres technologies numériques, qui influencent la politique sans que personne n’y voie rien. L’utilisation
croissante de la technologie pour influencer la prise de décision des
citoyens soulève des questions sur la part du processus qui sera
laissée à l’appréciation de l’homme – déjà aujourd’hui, il ne se rend
plus compte que son jugement est formé par ce qu’on lui donne à croire.
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