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28.09.2023 - N° 1.403 La France tout au bord de la chute libre
Par Guy Millière Titulaire de trois doctorats, Guy Millière est professeur à l’Université Paris VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit, Economie de la communication et Maître de conférences à Sciences Po, ainsi que professeur invité aux Etats-Unis. Il collabore à de nombreux think tanks aux Etats-Unis et en France. ![]() J’ai traité voici peu de l’islamisation de la France et de ce qui se cachait derrière le débat sur l’abaya, maintenant achevé. Les zones où règnent la charia, les bandes musulmanes et les imams radicaux en France sont plus de sept cents. La grande majorité des crimes et délits perpétrés en France (plus de 70 pour cent) ont pour auteur des gens dont il ne faut pas dire l’origine ou la religion, bien que tout un chacun sache quelles sont leur origine et leur religion. Des actes atroces sont commis qui sont vite rangés dans la rubrique faits divers et montrent la présence croissante d’une barbarie inimaginable et pourtant effective. Sept détenus sur dix dans les prisons françaises sont musulmans : les chiffres ne sont pas disponibles en France, mais j’ai travaillé avec une association juive américaine qui s’occupe du sort des Juifs emprisonnés dans le monde qui avait demandé mon aide, et elle a tous les chiffres. Ce n’est là qu’un aspect de ce qui ronge la France aujourd’hui. La paupérisation de la population s’accentue de manière très nette et s’est encore accentuée pendant les mois d’enfermement arbitraire et d’arrêt de l’économie décidés en raison de la pandémie venue de Chine, et quiconque veut mettre les choses en perspective peut regarder les chiffres d’il y a quelques décennies à peine et les comparer à ceux d’aujourd’hui. En 1980, la France avait un produit intérieur brut par tête très légèrement supérieur à celui des Etats-Unis, 12 738 dollars par tête pour la France, 12 574 dollars par tête pour les Etats-Unis. Vingt ans plus tard, l’écart s’était creusé, le chiffre pour la France était passé à 24 990 dollars, celui des Etats Unis à 36 929, un écart de trente pour cent en faveur des Etats-Unis. Deux décennies plus tard encore, en 2022, les chiffres étaient plus éloquents encore : 38 913 dollars pour la France, 76 399 dollars pour les Etats-Unis, l’écart signifiait que le PIB par tête français était équivalent à la moitié de celui des Etats-Unis. Ceux qui préfèrent casser le thermomètre que regarder la réalité en face me reprocheront d’avoir choisi le dollar comme unité de mesure : l’euro a été créé en 1999 et mesurer les chiffres de 1980 en euro aurait été impossible, le dollar, lui, existe depuis la fondation des Etats-Unis et est la monnaie de réserve et de référence du monde, et le reste, quoi que disent les faux prophètes de la «dédollarisation» (86 pour cent des échanges internationaux se font en dollars aujourd’hui, et le chiffre ne baisse pas). ![]() La France a clairement décroché, et cela risque fort de s’accentuer. L’explication ? La France en 1981 a choisi une orientation socialiste en portant au pouvoir Francois Mitterrand, alors que les Etats-Unis choisissaient le retour à un capitalisme dynamique sous l’égide de Ronald Reagan. Depuis, malgré des changements de présidents, la France, qui a eu des présidents médiocres (Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron) ne s’est jamais relevée, alors qu’en parallèle les Etats-Unis, eux, malgré les changements de présidents là aussi (et le passage de deux présidents désastreux à la Maison-Blanche, Obama et Biden), n’ont jamais vu leur trajectoire vraiment se briser. La France a vu ses prélèvements obligatoires, qui étaient déjà très élevés, devenir rapidement les plus élevés du monde et ses dépenses publiques devenir également les plus élevées du monde, ce qui a fait de la France un pays irrémédiablement socialiste où le nombre des pauvres et des indigents a explosé en même temps que le nombre des fonctionnaires. Trente-huit ans après leur création, les Restaurants du cœur sont au bord de la faillite. Les prélèvements obligatoires français se situaient en 2022 à hauteur de 45,2 pour cent du produit intérieur brut, un chiffre qui signifiait que près de la moitié de la richesse produite en France était captée par l’Etat. Les dépenses publiques, elles, se situaient, la même année, à 58,3 pour cent du produit intérieur brut, un chiffre accablant qui signifiait que le gouvernement français dépensait très nettement plus de la moitié de la richesse produite en France, et que les prélèvements obligatoires malgré leur poids écrasant, ne pouvaient répondre aux dépenses, et que la France devait emprunter la différence, et donc s’endetter toujours davantage. La dette de la France représente maintenant 114,6 pour cent du PIB. Elle s’élevait à 20,7 pour cent du PIB en 1980. Les prélèvements obligatoires français empêchent les entreprises françaises d’investir en France et de financer l’innovation, et ils ne peuvent attirer vers la France que les entreprises étrangères qui bénéficient de subventions gouvernementales ou d’exonérations fiscales à même de compenser le montant des taxes, charges et impôts, et sans la perspective de subventions ou d’exonérations, les entreprises étrangères fuient. Les dépenses publiques incluent ces subventions qui cachent un peu, provisoirement, le désastre qui vient. Elles incluent aussi la redistribution, qui coûte de plus en plus cher et qui représente désormais près du tiers de la somme totale : avec les flux migratoires qui ne cessent d’amener vers la France des gens sans savoir-faire utilisable sur le marché du travail qui deviennent assistés permanents, cela ne va pas s’arranger. Si j’ajoutais que les dépenses faites au nom de la lutte contre le «réchauffement global anthropique», qui n’existe pas, on comprendrait que le pays est tout au bord de la chute libre. ![]() Y a-t-il une issue ? J’aimerais le penser. Mais ceux qui se succèdent au pouvoir en France se comportent comme s’ils étaient les gestionnaires d’un déclin irréversible, et quiconque propose des réponses un peu plus pertinentes est poussé vers les marges. Dès lors, le résultat est là… Les lendemains de la France risquent fort d’être sombres, très sombres, extrêmement sombres.
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