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22.04.2023 - N° 1.265

L’argent public au secours de la France en crise

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Par Olivier Maurice

Olivier Maurice est né en 1963. Après une première vie trépidante d’entrepreneur et de cadre supérieur à travers le monde, un accident de la vie l’a fait atterrir dans la campagne française d’où il redécouvre depuis quelques années avec curiosité et une certaine dose d’agacement ses compatriotes et leurs drôles de certitudes.




Entre taxer les riches et les conventions citoyennes,
plongez dans les stratégies du gouvernement français face à la crise.

Au cas où vous auriez oublié de regarder la télé, la France traverse actuellement une grave crise.

Enfin, rien de nouveau, voilà quand même un sacré paquet d’années que ce pays est foutu. Mais là, il parait que c’est sérieux : il est submergé par plein de crises.

Ça a commencé par la crise d’identité en 2007, quand l’État a subitement décidé qu’il fallait un ministère pour trier les vrais des faux Français. Puis, en 2013 c’était la crise du bricolage quand François Hollande, après avoir tout essayé, s’est rabattu sur la boîte à outils. Puis, accélération : crise climatique, crise du terrorisme international, crise des Gilets jaunes, crise sanitaire et aujourd’hui crise sociale et démocratique, sans oublier la crise financière de cet été.

Mais ne vous inquiétez pas, le gouvernement a la solution !

Un problème, une taxe. Plein de problèmes, plein de taxes.

Et donc après avoir cassé les pieds du pays pour faire des économies soi-disant vitales, le gouvernement est en train de phosphorer pour trouver la meilleure manière d’éteindre l’incendie à grands coups d’argent public.

Comme d’habitude !

Sauf que cette fois-ci, consigne a été donnée aux petits Géo Trouvetou du Trésor public d’être créatifs. Il va falloir arroser les Français d’argent du trésor sans augmenter les impôts et sans faire de dette. Ça tombe mal parce que les caisses sont vides. Totalement vides. Bon, comme tout le monde a bien compris que ce n’était pas possible, il va falloir se montrer inventif pour détourner la consigne sans que ça se voit trop.

Taxer les riches

La première idée serait d’augmenter les impôts tout en les baissant. Si, si c’est possible ! C’est même ce que l’on nous rabâche depuis des années : il suffit de taxer les riches !

En augmentant les impôts de 10 % de la population et en diminuant ceux des 90 % restants : mathématiquement ça ne change rien mais politiquement ça change tout.

On peut même être un peu plus créatif : on commence par expliquer que la situation des finances est dramatique, toussa-toussa… qu’il va falloir se serrer la ceinture, que chacun va devoir participer à l’effort financier, etc. Puis on annonce, grand prince, qu’il ne faut pas s’inquiéter, que ce ne sera pas le peuple qui devra payer, mais les riches.

Ouf, tout le monde peut respirer un grand coup ! On vient de bénéficier d’une baisse d’impôts sur une augmentation qui n’a pas eu lieu !

Et on si peut ressortir à l’occasion un vieux lapin de son chapeau, comme l’impôt sur la fortune, la taxe sur les dividendes ou sur les superprofits, c’est tout bénef ! Ça permet de « recréer du dialogue avec les partenaires sociaux et de répondre aux attentes profondes de la population qui a bien souffert de la crise qui a traversé le pays ».

Pour ce qui est des riches, aucun souci à se faire. Ils feront comme d’habitude, ils feront travailler leurs DRH et leurs directeurs financiers pour trouver comment récupérer le fameux manque à gagner : diminuer les salaires, licencier, sous-traiter, augmenter la productivité, délocaliser, au pire vendre les activités en France pour placer l’argent ailleurs. Ne vous inquiétez pas pour eux : ils ont énormément de solutions à leur disposition.

Le machin citoyen

Il y a aussi une autre solution qui avait pas mal marché la fois dernière pour noyer le poisson. À partir d’une liste savamment préparée, tirer au sort une centaine de citoyens, les enfermer dans une pièce pour leur laver le cerveau pendant plusieurs semaines, leur faire signer un texte totalement stupide préparé à l’avance, les remercier chaudement en déchirant le texte sous les soupirs reconnaissants de la population soulagée d’avoir évité de justesse la catastrophe.

Mais qu’est-ce que ça peut pondre comme idioties une convention citoyenne !

Donc, la seconde idée en train de germer consiste à discréditer pour un bon moment à la fois le RIC et tous ceux qui auraient l’idée totalement saugrenue et prétentieuse de prétendre qu’ils sont plus à même de gérer leur argent eux-mêmes, plutôt que ce soit l’État stratège qui le fasse à leur place.

Il semble donc que le gouvernement va prochainement compiler toutes les demandes de subventions et autres idées créatives qui vont émerger ici et là pour dépenser les sous d’autrui. On connait d’avance le résultat : il faudra « être sérieux et savoir faire des choix et établir des priorités » entendez par-là qu’il faudra identifier comment avoir le meilleur retour (le meilleur résultat électoral) sur investissement.

Remettre l’État à sa place

Le tout bien sûr, avec notre argent, car répétons-le une fois de plus : l’argent public, ça n’existe pas !

« L’État n’a aucune source d’argent autre que l’argent que les gens gagnent par eux-mêmes. Si l’État veut dépenser plus, il ne peut le faire qu’en confisquant vos économies ou en vous taxant davantage. Et ce n’est pas la peine de rêver que quelqu’un d’autre payera : ce quelqu’un d’autre c’est vous ! Il n’existe pas une chose qui s’appellerait de l’argent public : il n’existe que l’argent de ceux qui payent des taxes. » Margareth Thatcher, 1983.

La question n’est absolument pas de savoir comment l’État doit dépenser notre argent ou même comment il le dépense : cet argent n’a absolument aucune raison d’être prélevé !

L’État a le monopole de la violence légale.

Cette violence n’a pas à être utilisée pour asservir et opprimer la population en la privant de son patrimoine et de ses revenus. Sous quelque prétexte que ce soit.

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