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19.04.2023 - N° 1.262 La sexualité à l’école, ou le virage pornographique ?
Par Evelyne Tschirhart ![]() Évelyne Tschirhart est professeur d'arts plastiques à la retraite. Elle est arrivée à Montagnac en 2003. Parisienne de naissance, elle a effectué sa carrière d'enseignante en collège dans la région parisienne. Elle a également travaillé dans l'enseignement en Chine pendant la révolution culturelle de 1972 à début 1975. ![]() « Aujourd’hui, le sexe peut être traité comme une jouissance orificielle ou instrumentale comme les autres. »
Charles Melman : l’homme sans gravité. [1] Qu’apprend-on à l’école publique ?
Plus grand-chose, il faut bien le constater, et le niveau n’a jamais été aussi bas. C’est devenu une évidence pour tout le monde. Cependant, il est un domaine qui a occupé particulièrement nos ministres de l’Éducation nationale successifs : celui de l’éducation à la sexualité, un sujet de première importance, semble-t-il. Ceux qui pensent que cette éducation revient à la famille, se trompent. L’école a pris en main cette délicate affaire avec tout le doigté, la persévérance et le souci égalitaire qu’on lui connaît. Du reste, le ministère de l’ducnat l’écrit noir sur blanc : « L’éducation à la sexualité ne constitue pas une nouvelle discipline : elle se développe à travers tous les enseignements, notamment les sciences de la vie et de la Terre, l’enseignement moral et civique, l’histoire-géographie, le français, et dans le cadre de la vie scolaire… » La sexualité est donc partout. Aucun moyen d’y échapper même quand on n’est pas encore pubère. La sexualité guidant le peuple, en somme ! L’éducation à la sexualité n’est pas nouvelle. Déjà, fin des années quatre-vingt-dix et début des années 2000, elle s’était subrepticement immiscée au collège. Dans mon livre : « L’école à la dérive », [2] j’avais abordé le sujet dans un chapitre appelé : « Le sexe citoyen ». Il m’avait fallu, de mauvaise grâce, laisser ma place de professeur d’art plastiques à deux diligentées du planning familial, invitées par des professeurs de SVT, afin que ces sachantes abordassent, franchement et sans tabou, le délicat problème de la sexualité, de la contraception et des maladies sexuellement transmissibles. Armées de tableaux aux schémas évocateurs, de dépliants et de boîtes de préservatifs aux tons pastel (ainsi les élèves étaient privés de cours mais pas de couleurs), ces missionnaires ont entrepris d’éclairer 27 élèves de 14 à 17 ans, sur « ce qu’ils avaient toujours voulu savoir sur le sexe, sans jamais oser le demander » ! -Bon, dit l’une des sachantes, tout le monde s’accorde pour reconnaître que l’âge moyen des premiers rapports sexuels c’est quinze ans… (Regard panoramique pour s’assurer qu’il n’y a pas de retardataires). Mais si vous n’avez pas commencé, ajoute-t-elle conciliante, ce n’est pas grave… » Je regardais la classe et je voyais des élèves mal à l’aise et rougissant lorsque l’une des coéquipières voulut montrer comment on place un préservatif. Tel un bonimenteur de foire, elle présentait l’article comme si elle avait vendu des préservatifs toute sa vie. Au-delà de ce qu’il y a de choquant dans cette affirmation, comme si à quinze ans on devait forcément « coucher », comme si c’était une norme alors que les adolescents ont des examens à préparer, des études à terminer, un avenir professionnel à construire … C’était une invitation crue à passer à l’acte, alors que la littérature, lorsqu’elle est bien enseignée, permet au contraire de différer un passage à l’acte qui bafoue la maturité nécessaire à l’épanouissement d’une vie affective et sexuelle. Les duettistes du planning familial semblaient au contraire pressées de faire brûler les étapes à des adolescents encore immatures et requis par des études qui allaient être un enjeu pour leur avenir. Tout est dans le préservatif Certes, dit la conseillère en sexualité, avec un petit sourire entendu pour décoincer les libidos, ce n’est pas le lieu ici de faire une démonstration. Nous allons tout de même vous montrer différentes qualités de préservatifs. Celui-ci est fiable, a dit sa coéquipière, en brandissant une rondelle couleur framboise. Puis elle l’a étirée plusieurs fois dans tous les sens pour en vérifier la robustesse. Il est important de choisir un bon préservatif pour être en sécurité. Cependant, un accident peut toujours arriver ! Quelques ricanements fusèrent… Cet exemple vécu allait devenir la norme sous les ministres de l’éducation qui allaient se succéder par la suite. On élargissait le programme. La déconstruction du genre[3], depuis Simone de Beauvoir : « on ne nait pas femme on le devient », de l’égalité entre tous les choix sexuels, allait prendre son essor avec « la fierté homosexuelle » qui allait bénéficier d’une attention particulière, comme si ce phénomène marginal, (qui a toujours existé) devait soudain prendre son essor et arborer ses couleurs au grand jour. Il est évidemment une bonne chose que les homosexuels soient respectés dans leur choix. Cela ne justifie pas pour autant qu’ils s’exhibent en affirmant leur fierté, et veuillent se marier (comme les autres) pour fonder une famille. Nous avons vu fleurir une littérature militante avec l’aval du ministère de l’éducation nationale qui a déployé des brochures explicites, indiquant aux jeunes élèves du primaire que les couples homosexuels devaient bénéficier des mêmes droits que les couples hétérosexuels. Vincent Peillon, puis Najat Vallaud-Belkacem s’y sont employés avec ardeur. Des titres évocateurs ont fleuri dans la littérature enfantine : « Tango à deux papa et pourquoi pas ? » « Mes mamans se marient » « Papa porte une robe » « Tous à poil ! » Un hymne au naturisme (recommandé par le Centre national de documentation pédagogique) …[4] Une fixation inquiétante sur le sexe, de la part de l’éducation nationale. Ainsi, SOS éducation, association loi 1901de parents et de professeurs pour sauver l’école publique, dénonçait déjà en 2014, la visite d’élèves de 8-9 ans à l’exposition « du zizi sexuel » à la Cité des Sciences de Paris. Le « Café pédagogique » titrait : « Le zizi sexuel : enfin le retour ! » On encensait cette exposition qui « aborde avec délicatesse, humour et exigence, les questions que les 9-14 ans se posent sur l’amour et la sexualité. C’est quoi, faire l’amour ? Cette partie de l’exposition avait pour cadre un lieu onirique, un jardin secret où les jeunes visiteurs pouvaient y découvrir comment on fait l’amour. Pour connaître les dix bons trucs à savoir avant, un quiz égrènait les valeurs essentielles de confiance, de consentement, de respect et de tolérance. Il abordait des questions de prévention et de contraception. Leur attention était particulièrement attirée par des manips amusantes, sur l’utilisation des préservatifs. » On remarquera que c’est toujours au nom du respect et de la tolérance qu’on oblige de jeunes élèves à s’intéresser au sexe alors qu’à 9 ans, l’enfant est encore dans une période de latence et que l’intérêt, à cet âge, se situe ailleurs. Au cours de cette exposition qui a vu circuler des classes entières, on se demande : de qui se moque-t-on ? Où sont l’intimité et la pudeur ? La découverte intime des pulsions sexuelles revient à chacun, selon son âge, sa psychologie, son environnement familial et fait de chaque enfant et adolescent un être unique. Or cette obsession de l’éducation à la sexualité ne s’arrête pas là. Avec le nouveau ministre de l’ducation, Pape N’diaye nous franchissons une étape où il n’est plus seulement question de prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), notamment du VIH-sida, entrant dans le cadre d’un cours de biologie. La pornographie à l’école, sous l’égide de l’éducation nationale ? « L’éducation à la sexualité est une de mes priorités depuis mon arrivée au ministère. Pour le bien-être, la santé, la vie affective des élèves, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et l’égalité filles-garçons ». Pap N’Diaye On pourrait raisonnablement penser que la priorité d’un ministre de l’ducation devrait être l’accès aux connaissances qui font si cruellement défaut si l’on en croit les résultats des rapports Pisa ! Il est inutile de rappeler que, tant en Français qu’en mathématiques, le niveau a chuté depuis ces dernières décades, de telle sorte que la France se retrouve en queue de classement mondial, alors que nous étions en tête il y a cinquante ans. Mais pour le Ministre, il y a plus urgent, semble-t-il.[5] Par ailleurs, l’école doit-elle s’occuper de la vie affective des élèves ? Est-ce son rôle ? Il y a là une intrusion inquiétante dans la vie privée des adolescents. Seul un système totalitaire s’arroge ce droit de regard ![6] Dans sa lettre au ministre, SOS éducation s’émeut à juste titre des dérives impulsées par la volonté obsessionnelle du ministre. SOS éducation jette un pavé dans la mare : « Monsieur Pap NDIAYE, pouvez-vous nous expliquer, comme si nous avions 10 ans, c’est-à-dire à l’âge des enfants auxquels ces propos ont été tenus, en quoi, dire :
Une dérive de l’école publique qui vise à saper les connaissances et à pervertir des élèves encore immatures et dont les seules préoccupations devraient être l’instruction et la culture. Oui, il est légitime de se poser cette question. En effet, rien n’est fait pour éradiquer le « wokisme » mais au contraire il faut embrasser pleinement cette nouvelle religion. Et l’école s’y emploie hardiment ! L’école a abandonné sa mission d’instruire, ce n’est un secret pour personne. Elle endoctrine les élèves à tous les niveaux sur l’écologie, les droits de l’homme, la tolérance, surtout à l’égard de ceux qui ne le sont pas, le wokisme et son cortège d’aberrations qui visent à transmuter l’homme. Nous faisons face à un changement antropologique où sont attaquées : la civilisation, la culture propre à chaque nation, et grâce auxquelles les jeunes générations ont pu s’élever dans la société quelle que fût leur origine de classe. Une société qui ne forme plus les classes moyennes au moyen d’études sérieuses, générales ou techniques, est appelée à régresser et le pays avec. L’école publique aujourd’hui, je le répète, est l’instrument de la déculturation et de l’effondrement des valeurs (non pas celles de la République dont on nous rebat les oreilles), mais celles liées à la connaissance, donc à l’esprit critique et de responsabilité, sans lesquels les valeurs sont inexistantes. Cette politique est délibérée et elle attaque les populations démunies, désinformées, sur tous les fronts. : drogue, destruction de la structure familiale, la pornographie dès le plus jeune âge. Dans son ouvrage : « L’imposture des droits sexuels »[7], Ariane Bilheran analyse le rôle de l’État dans un domaine qui, jusqu’à présent, revenait à la famille.Voici ce qu’elle écrit : « Loin désormais de se placer en adulte protecteur, l’État agit, par cette « éducation sexuelle » des enfants « en douce » sans en parler aux parents, sans les informer. Il faut bien comprendre que, si l’enfant n’est pas la « propriété » de ses parents, il n’est surtout pas, car c’est pire, la propriété de l’État, dont il devrait subir les idéologies. LesÉtats totalitaires se sont toujours approprié les enfants en les arrachant à leur famille… Il faut faire de la prévention, pour que l’enfant ait les ressources de signaler tout type de transgression sur son corps, pour que les adolescents puissent être mis en garde contre les grossesses précosses et les maladies sexuellement transmissibles. Il faut aussi rappeler que la sexualité n’est pas à banaliser, qu’elle engage l’intime de l’être, et que c’est la raison pour laquelle elle est sacrée en tant que voie de libération spirituelle… » Elle analyse ensuite le texte de la « Déclaration internationale des droits sexuels »[8] laquelle a été réalisée et plébiscitée par le planning familial international (qui est au Conseil ECOSOC de l’ONU), avant d’être reprise par par les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », qui sont une émanation de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), laquelle est une spécialité de l’ONU consacrée à la santé publique. » Ariane Bilheran analyse chaque paragraphe de cette déclaration internationale des droits sexuels et arrive à la conclusion suivante : « Avec ces droits sexuels », la civilisation est fin prête pour régresser dans le chaos et dans la barbarie, avec des êtres traumatisés à la racine, prisonniers de leurs pulsions sexuelles, et marchandant leur corps dans le sexe. » L’éducation à la sexualité à l’école relève d’un plan mondialiste qui vise à détourner les élèves de la connaissance, de la liberté et de la maturité politique qui feraient d’eux des citoyens actifs et responsables. Il s’agit de les réduire à la pulsion sexuelle, afin d’accélérer la décadence de la civilisation. Et, par voie de conséquence, elle poursuit, entre autres, l’établissement d’une société totalitaire où la masse sera vouée à consommer du pain et du sexe. Le ministre de l’éducation nationale, comme ses prédécesseurs, n’est qu’un instrument chargé d’appliquer la politique de destruction de la nation, sous toutes ses formes, afin de servir les intérêts des Gafam et autres ploutocrates qui veulent réinitialiser le vieux monde à leur profit. Il est temps que les parents se révoltent et reprennent leurs droits concernant l’éducation de leurs enfants.
[1] Charles Melman psychanalyste : L’homme sans gravité, jouir à tout prix Denoël 2002 [2] Evelyne Tschirhart : « L’école à la dérive » 2004, éditions de Paris Max Chaleil. [3] Le « gender » ou trouble dans le genre de Judith Butler 1990 [4] Voir à ce sujet mon livre « L’école du désastre » éditions de Paris Max Chaleil 2018 [5]https://www.bvoltaire.fr/leducation-sexuelle-la-nouvelle-priorite-du-ministre-pap-ndiaye/ [6] Voir à ce sujet mon livre : « Quand le « soleil rouge » les aveuglait : éditions Balland 2022 [7] Ariane Bilheran : « L’imposture des droits sexuels ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial » Préfacé par Judith Reisman [8]– sexual rights declaration french.pdfhttps://www.ippf.org/sites/default/files/ippf
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