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28.02.2023
- N° 1.212

Comment le secteur privé participe à la lutte
contre le changement climatique
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Par Élodie Keyah

Élodie Keyah est Coordinatrice de Students for Liberty France et collabore avec Young Voices. Elle s'intéresse principalement aux libertés individuelles, aux relations internationales, à la philosophie politique ainsi qu'à l'histoire.





Le développement économique est la condition sine qua non
pour résoudre les grands défis environnementaux actuels.

La lutte contre le changement climatique est souvent un prétexte pour adopter des grands plans technocratiques à échelle nationale mais aussi européenne.

Depuis l’Accord de Paris sur le climat en 2015, les États membres sont tenus d’élaborer des stratégies nationales à long terme pour respecter leurs engagements et ainsi atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Mais la plupart de ces politiques excluent les solutions en provenance du marché, alors même que les exemples pertinents foisonnent. Une démarche révélatrice des biais récurrents chez les responsables européens et pour lesquels l’imperfection de l’action humaine ne peut qu’être corrigée par le politique.

Les entreprises plus efficaces que la technocratie européenne

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les premières expérimentations écologistes sont loin d’être fructueuses. Au Sri Lanka, la planification du tout bio sous la pression de militants anti OGM donne un premier aperçu des conséquences potentiellement néfastes des politiques telles que le Pacte vert pour l’Europe – un ensemble de mesures proposées par la Commission européenne pour atteindre la neutralité carbone.

En 2021, le gouvernement sri lankais a interdit l’importation de pesticides et engrais de synthèse, ce qui a engendré une baisse des rendements et des pénuries alimentaires. Une application concrète de l’écologie politique prônée par l’UE : le volet agricole et alimentaire du Pacte vert (la stratégie Farm to Fork) prévoit en effet la réduction de moitié de l’utilisation des pesticides et l’obligation de consacrer au moins 25 % des terres au bio. Malgré des résultats prévisibles, rien ne semble encore suffisant pour freiner les responsables politiques. Il suffit de mentionner la révolte des agriculteurs néerlandais l’été dernier suite à l’adoption d’un plan de réduction drastique des rejets d’azote imposé par leur gouvernement.

Voilà tout le problème avec l’approche centralisée et autoritaire : en plus d’être inefficace, elle ne peut que déboucher sur une violation flagrante des libertés fondamentales. Il existe pourtant d’autres alternatives émanant du secteur privé et dont l’ingéniosité aurait difficilement pu être l’œuvre de bureaucrates européens. En France, nous pouvons citer Airinov, le leader européen de la cartographie agronomique par drone, qui permet de réduire les besoins de terre en azote de 25 % en moyenne – un puissant gaz à effet de serre (GES). Ou encore CarbonCure Technologies, une entreprise qui capture du dioxyde de carbone pour l’injecter lors de la fabrication du béton – un moyen de réduire son empreinte carbone sans compromettre pour autant sa qualité. Nous pouvons également citer Global Bioenergies et son biocarburant qui permet de diviser par trois la production de CO2.

L’arrogance de l’ingéniosité humaine : l’exemple de Make Sunsets

Plus récemment, le MIT Technology Review a dévoilé l’expérience de la startup Make Sunsets. L’objectif est d’imiter le processus naturel lors de grandes éruptions volcaniques, en envoyant des aérosols de dioxyde de soufre dans la stratosphère pour dévier les rayonnements solaires vers l’espace. Une initiative censée compenser l’équivalent d’une tonne d’émissions de CO2 émises pendant un an, et ainsi réduire temporairement le climat mondial, mais considérée comme une « provocation », voire un « scandale » par certains.

Elle s’inscrit pourtant dans une démarche activiste de la part du cofondateur Luke Iseman, pour lequel il serait « moralement condamnable » de ne pas tester des solutions aussi radicales. Les critiques portent sur les difficultés pour évaluer l’impact réel d’une telle expérience sur le climat, ainsi que les potentiels dangers pour la planète et l’humanité – bien qu’il n’y ait aucun danger environnemental réel au vu des faibles quantités de soufre utilisées. Pendant que d’autres s’opposent frontalement à ce projet, il est intéressant de noter que l’injection d’aérosols stratosphériques fait l’objet, parmi d’autres techniques, d’un plan de recherche quinquennal par le Bureau de la politique scientifique et technologique (OSTP) de la Maison blanche.

Le développement économique est la condition sine qua non pour résoudre les grands défis environnementaux actuels.

L’exemple de Make Sunsets parmi tant d’autres, et les résultats désastreux des politiques écologistes de l’UE nous rappellent que le dirigisme économique est une impasse et que les solutions émanent surtout du marché.


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