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25.09.2022 - N° 1.057
Les paradis fiscaux existent car la France est un enfer fiscal
Par Claude Goudron Fondateur et dirigeant jusqu’en 2013 d’une PME industrielle pendant quarante ans, Claude Goudron se consacre depuis sa retraite à la défense des TPE & PME ainsi qu’à la promotion du libéralisme économique. Il a pour cela rejoint le mouvement ETHIC et est devenu administrateur référent PME au cercle Frédéric Bastiat. A ce jour il est l’auteur de 4 livres : « Patron en Mal d’Existence » paru en 2014, « Démocratie entre parenthèse » paru début 2016, « Quarante ans de nullité économique » ou Frédéric, reviens vite ! paru en 2018 et « Vingt ans de prêche dans le désert » son dernier livre paru en septembre 2020. Il lance également « mon combat pour l’industrie » avec un fascicule gratuit « La Révolution Industrielle 6.0 ». ![]() Si à l’avenir nous voulons éviter ces dérives il faudra que la France cesse d’être un enfer fiscal en se rapprochant de la fiscalité moyenne européenne. C’est un fait regrettable, la France est le pays développé le plus taxé au monde. Elle est devenue malheureusement et pour longtemps un enfer fiscal. Principalement sous la présidence Macron, le ministre des Finances veut nous faire croire que les impôts ont diminué. C’est vrai pour certains tandis que d’autres ont augmenté. Et ce n’est pas fini car deux domaines vont aggraver la situation : la transition écologique et surtout le retour de l’inflation et donc obligatoirement une remontée des taux d’intérêts. Prélèvements obligatoires Avec 46 % de prélèvements obligatoires la France est en effet le pays le plus taxé au monde. C’est le seul critère à prendre en compte car c’est celui qui regroupe l’ensemble des taxes et impôts d’un pays et qui permet une comparaison réelle. Certains économistes estiment qu’un pays est dit à économie libérale lorsque ses prélèvements obligatoires sont inférieurs à 35 % du PIB. En Europe, avec 28 % de prélèvements obligatoires seule la Suisse est donc considérée libérale, la moyenne de l’UE étant de 40 %. En France, les prélèvements sont donc de 6 % supplémentaires, soit environ 140 milliards d’euros. Et c’est sans compter qu’une partie non négligeable de l’endettement de du pays permet la rémunération de l’administration qui, sans cela, ne serait plus payée à partir du mois d’octobre, soit 6 milliards de plus ! Cet excès de prélèvements s’opère principalement sur les entreprises, particulièrement industrielles, qui doivent évoluer dans un environnement européen mais aussi mondial avec un sac à dos beaucoup trop lourd. C’est la première raison de la perte de compétitivité qui fait perdre au pays la moitié de l’industrie manufacturière dans le PIB, passant de plus de 20 % en 2000 à moins de 10 % aujourd’hui. Investissements étrangers en France La France est devenue la première destination des investisseurs étrangers. Mais si en nombre c’est exact, en volume d’investissement et surtout en emplois créés nous sommes encore loin de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Quand elles s’installent en France les entreprises étrangères ne veulent surtout pas recruter du personnel français, non pas qu’il ne soit pas performant mais à cause des charges et des contraintes d’un autre temps. Elles privilégent l’Allemagne par exemple pour Tesla et autres gigafactory avec pléthore d’emplois à la clé. Elles cherchent néanmoins à installer leur centre de recherche en France afin de profiter d’un crédit impôt recherche très favorable en France. Quelques exceptions malgré tout avec des entreprises comme General Electric installée à Belfort depuis 1999, période pendant laquelle le pays était économiquement à armes égales avec l’Allemagne mais qui semble le regretter aujourd’hui puisque 3000 emplois ont été supprimés en 5 ans. Ce qui peut expliquer que General Electric a cherché une optimisation fiscale (pas moins de 800 millions d’euros de bénéfices à l’étranger entre 2015 et 2020) dans l’enfer fiscal qu’est devenu le pays. Le parquet national financier a été saisi récemment et jugera si l’entreprise en a abusé. Une partie de la responsabilité est à rechercher également auprès de nos hommes politiques, en premier lieu Emmanuel Macron qui a bradé Alstom lorsqu’il était ministre de l’Économie contre l’avis de son prédécesseur M. Montebourg, pour finir par le racheter partiellement et beaucoup plus cher. Conclusion Si à l’avenir nous voulons éviter ces dérives il faudra que la France se rapproche de la fiscalité moyenne européenne. L’idéal
bien sûr serait d’harmoniser une fiscalité qui deviendrait la même dans
l’UE et qui ainsi éviterait ces dérives néfastes pour l’économie et
surtout l’industrie du pays qui, rappelons-le, malgré le satisfecit de
Bruno Le Maire,
est toujours en perte de vitesse.
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