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04.07.2022
- N° 975

Il y a des problèmes plus urgents que le covid

 

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Par Olivier Maurice

Olivier Maurice est né en 1963. Après une première vie trépidante d’entrepreneur et de cadre supérieur à travers le monde, un accident de la vie l’a fait atterrir dans la campagne française d’où il redécouvre depuis quelques années avec curiosité et une certaine dose d’agacement ses compatriotes et leurs drôles de certitudes.



Covid : tous ces gens n’ont-ils rien d’autre à faire que nous pourrir la vie à la moindre occasion ?

Saviez-vous qu’il y a eu une vague covid en mars-avril, avec un pic hospitalier le 13 avril, c’est-à-dire trois jours après le premier tour des élections présidentielles ?

Sans doute que non.

Mais vous avez sans aucun doute entendu parler de la septième vague qui devrait bientôt nous submerger, puisque tout le monde en parle et que le gouvernement est à nouveau sur ses ergots, prêt à charger à la première occasion.

Covid quand on veut bien

La vague de mars-avril n’a bizarrement tellement pas eu lieu, qu’on a même oublié de la compter, c’est pourquoi nous en sommes officiellement à la septième vague, et non à la huitième comme l’indiquent les données hospitalières.

Mais passons. Ce genre de pinaillage déclenche en général une volée de reproches et de qualificatifs fleuris de la part des moralisateurs hypocondriaques décomplexés qui nous ont pourri la vie pendant deux ans.

Même le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique semble en avoir assez de cette comédie et est venu présenter la situation de bon matin au micro d’une radio sans porter de masque et en tentant au mieux d’être crédible quand il voulait minimiser l’affaire.

Mais sortons un peu des discussions d’hygiène (pas que ce ne soit pas important, c’est quand même la première cause des divorces et ruptures) et des consultations de thérapie comportementale et cognitive.

Deux ans de perdus

Deux ans et demi après l’apparition du virus zombie, force est de constater qu’absolument rien n’a changé dans le pays : non seulement on semble toujours être totalement incapable d’une quelconque priorisation des problèmes, mais il semble bien que l’on ait été également totalement incapable de corriger quoi que ce soit.

On a arrêté totalement l’économie, vacciné à tour de bras, dans l’urgence et dans la pagaille. Les plus hautes instances du pays ont été mobilisées pour une histoire de logistique de masques à 1,80 euro la boite de 50. Les entreprises et les particuliers ont été arrosés d’argent public. On a multiplié les lois, les arrêtés, les allocutions… Bref, la gestion du covid a coûté une fortune au pays et démontré l’incroyable impréparation et inefficacité des services publics.

Des leçons ont-elles été tirées de cette orgie de mots et d’argent public ?

Eh bien non ! Toute cette pénible expérience n’a visiblement servi à rien. Le problème à l’origine de tout ce bazar (l’incapacité du service public hospitalier à gérer la situation et le naufrage du système étatisé de santé) n’a absolument pas évolué d’un pouce en deux ans et demi.

L’hôpital est toujours à la ramasse et à la merci du moindre soubresaut. Les chefs de services des hôpitaux sont toujours prêts à surgir comme de leur boîte au premier signal pour dénoncer le problème. Les soignants sont toujours aussi débordés, mal payés, mal considérés et pas écoutés. Le gouvernement quant à lui réagit comme toujours par des réunions desquelles il ne sort absolument rien de concret.

Réveillons-nous avant que l’on nous réveille

Rien n’a changé ? Rien, sauf le monde autour de nous.

Parce qu’en deux ans et demi, il s’en est passé des choses pendant que les Français passaient des heures à se quereller sur la nécessité ou non de porter un masque dans les transports en commun :
  • La guerre en Ukraine
  • Les déséquilibres dans les marchés agricoles et énergétiques
  • Les conséquences des politiques monétaires non conventionnelles : inflation, spéculations, endettements, sursis d’activités non viables au détriment des autres…
  • La remontée des taux d’intérêt et le poids à venir sur les dettes souveraines
  • Le réarmement de l’Allemagne, de l’Europe
  • Le choix surprenant de la Turquie de se placer dans le camp occidental
  • Les multiples problèmes domestiques rencontrés par la Chine
  • Etc, etc, etc.
Et ce n’est qu’un premier jet.

Un jour où l’autre, il faudra bien se réveiller et sortir de ce petit jeu du « j’ai envie d’un truc, je demande aux politiciens de me le donner en le prenant aux autres et en leur faisant la leçon ». Même si ça occupe, même si ça permet de ne pas regarder la réalité en face, même si la grande fiction est bien agréable…

Mobiliser le Premier ministre, son staff, les préfets, les directeurs d’ARS, leurs équipes pour parler pendant une heure d’un rhume…

Une fois ça va, mais sérieusement : tous ces gens n’ont-ils rien d’autre à faire
que de nous pourrir la vie à la moindre occasion ?


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