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14.06.2022
- N° 955

Droit de grève : les usagers ne sont pas des otages

 

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Par Claude Goudron


Fondateur et dirigeant jusqu’en 2013 d’une PME industrielle pendant quarante ans, Claude Goudron se consacre depuis sa retraite à la défense des TPE & PME ainsi qu’à la promotion du libéralisme économique. Il a pour cela rejoint le mouvement ETHIC et est devenu administrateur référent PME au cercle Frédéric Bastiat. A ce jour il est l’auteur de 4 livres : « Patron en Mal d’Existence » paru en 2014, « Démocratie entre parenthèse » paru début 2016, «  Quarante ans de nullité économique » ou Frédéric, reviens vite ! paru en 2018 et « Vingt ans de prêche dans le désert » son dernier livre paru en septembre 2020. Il  lance également « mon combat pour l’industrie » avec un fascicule gratuit « La Révolution Industrielle  6.0 ».



Sans vouloir interdire le droit de grève il faut en supprimer les dérives néfastes et mettre fin à ce qui s’apparente à la prise en otage des usagers.

Comme souvent, une poignée de mécontents se permet de bloquer tout un secteur. Le 9 juin, les personnels au sol de Paris Aéroport étaient en grève pour protester contre leurs conditions de salaire.

Le droit de grève dans la Constitution

Depuis le 27 octobre 1946, le droit de grève est pleinement reconnu à l’alinéa 7 du préambule de la Constitution :

"Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent."

Il est tout de même interdit à certaines professions : surveillants de prison, CRS, magistrats judiciaires et militaires.

Il est également limité dans le domaine du contrôle aérien, de l’audiovisuel public, du secteur nucléaire, de l’hôpital, de l’éducation nationale et celui des transports publics.

Pour le transport, la loi du 22 août 2007 impose un service minimum afin « d’éviter que soit porté une atteinte disproportionnée à la liberté d’aller et venir ».

Tout est donc dans l’interprétation du mot disproportionné.

Bloquer une centaine de vols pour une revendication salariale des personnels au sol, comme ça été le cas d’Aéroport de Paris, parait en effet disproportionné alors qu’après la grave crise covid ayant fragilisé le secteur, un effort de tous doit être la règle.

Si l’État n’avait pas appliqué le « quoiqu’il en coûte » ces personnels auraient tout simplement perdu leur emploi. Alors un peu de décence messieurs les grévistes.

Pas toujours bien défini en France, le droit des usagers souvent otages de syndicalistes politisés doit être traité en priorité par nos gouvernants. Il existe de nombreux abus dans le domaine du transport humain ou de marchandise pour lesquels par exemple le zèle d’une poignée de dockers marseillais perturbent tout un secteur économique avec des conséquences désastreuses pour toute l’économie du pays.

Réglementer le droit de grève

Sans vouloir interdire le droit de grève il faut en supprimer les dérives néfastes et mettre fin à ce qui s’apparente à la prise en otage des usagers. Les manifestations des grévistes doivent être circonscrites au seul domaine qui les concernent.

Il y a en effet une disproportion entre l’augmentation réclamée, même si celle-ci peut être justifiée, et les dégâts économiques qui peuvent être catastrophiques si l’on fait le compte du coût total pour la collectivité.

Un blocage des transports le jour de départ en vacances pénalise en effet une majorité des Français privée d’une partie de leurs congés, sans compter la perte de chiffres d’affaires pour les professionnels du secteur qui supportent déjà le côté saisonnier de leur métier.

Dans le secteur privé les grévistes en sont conscients et, sauf dans le cas de fermeture d’usine, ne sont pas aussi destructeurs de leur outil de travail. Ce n’est malheureusement pas le cas dans le service public ou parapublic.

Quelques mesures simples à adopter rapidement

Interdire toute forme de prise en otage de personnes ou groupe de personnes en l’absence de lien avec les revendications exprimées.

Mettre sur le même niveau le droit de grève et le droit au travail et par conséquence interdire les blocages d’entreprises.

Étendre la limitation du droit de grève aux acteurs privés ou publics qui, par leurs actions, peuvent perturber outrageusement un secteur économique ou culturel.

Rendre les syndicats responsables pécuniairement des dégradations du bien public ou privé lors de manifestations, ce qui les obligerait à mobiliser un service de sécurité interne.

Interdire toutes les manifestations dans les zones touristiques qui donnent une image très négative du pays et font fuir ceux qui permettent d’équilibrer une balance des paiements actuellement dangereusement déficitaire.

Comme en Allemagne, donner la priorité à la négociation préalable.

Conclusion

Qu’elle soit physique ou mentale, la violence en France s’est banalisée.

Dans un pays démocratique mais aussi responsable, toute démonstration violente doit être jugulée et réprimée si nous voulons conserver une certaine cohérence entre les droits et les devoirs qui semblent de plus en plus bafoués.


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