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20.12.2021 - N° 794
Les écologistes contre Noël
Par Olivier Maurice Olivier Maurice est né en 1963. Après une première vie trépidante d’entrepreneur et de cadre supérieur à travers le monde, un accident de la vie l’a fait atterrir dans la campagne française d’où il redécouvre depuis quelques années avec curiosité et une certaine dose d’agacement ses compatriotes et leurs drôles de certitudes. ![]() Nous en sommes à la
cinquième vague, et bientôt à la sixième, et au moins à la centième
intervention télévisée des « autorités sanitaires » omnipotentes et
omniprésentes.
C’est ce que l’on pouvait lire… il y a un an, lorsque le mois de novembre 2020 était la star des émissions de grande écoute en même temps que le deuxième confinement et les prédictions apocalyptiques de la seconde vague. Aujourd’hui, nous en sommes à la cinquième vague, et bientôt à la sixième, et au moins à la centième intervention télévisée des « autorités sanitaires » omnipotentes et omniprésentes. Et ce n’est pas près de s’arrêter, s’il faut en croire les mêmes émissions, qui semblent avoir laissé tomber l’extinction climatique pour se concentrer uniquement sur le virus zombie. Nous sommes en l’An II après Wuhan. Toute la Gaule est occupée par le coronavirus… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste à l’envahisseur. Ça sert à ça, vos impôts Au fin fond du PAF, un village gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur grâce à la potion magique : la redevance télévisuelle qui rend invincible. Dans l’escalade apocalyptique, le vainqueur n’est pas encore désigné. Qui du virus ou du réchauffement aura le dernier mot ? Qui des gestes barrières et du tri sélectif gagnera la bataille de la culpabilisation ? Pour cela, il faudra encore attendre quelques épisodes. Mais ce que l’on sait, c’est que comme d’habitude, l’histoire se terminera par un banquet qui permettra de célébrer la vie dans une joyeuse ambiance de retrouvailles et de convivialité. Ou pas. Parce que si côté épidémie, les dieux ont semble-t-il décidé de ne pas nous tomber sur la tête, les écologistes n’ont pas dit leur dernier mot. Heureusement que nous avons les services publics de l’information pour nous rappeler la hiérarchie des apocalypses. Noël sera écolo ou ne sera pas ! Soyons concrets, sauvons tous la planète France Info, fidèle à son engagement déontologique d’être « le reflet d’une couverture exacte, équilibrée, complète et impartiale de l’actualité » a donc décidé en cette fin d’année de nous apprendre comment devenir pauvre pour Noël, ou comment faire plaisir à un courant politique partisan (l’écologisme anticapitaliste) qui représente à tout casser les quelques poussières nécessaires pour être au second tour d’une élection une fois les « arbitrages » arbitrés. Dans cet article (lien reposté une troisième fois pour être certain que vous prendrez soin de le lire), on y apprend qu’il est facile de caricaturer les écolos, mais qu’il est plus difficile d’être un vrai défenseur du climat et de la planète. On peut se demander qui peut bien avoir l’idée saugrenue de caricaturer les écologistes… En tout cas, il n’est pas bien d’afficher un sale mépris de classe : les beaufs qui profitent du black Friday pour remplir leur caddie sont des pauvres et les pauvres polluent moins que les riches. Le vice et la vertu On ne comprend pas très bien s’il faut en fin de compte se comporter comme des pauvres, être des pauvres, ou encore jouer à être pauvres pour être un bon citoyen. Mais en tout cas, le canon de beauté et de sainteté écologiste, c’est clairement l’abstinence : « pour l’amour de Dieu, arrêtez de détruire la planète pour leur dire que vous tenez à eux ». Nous sommes au cœur du problème : vivre détruit la planète, aimer détruit la planète, vouloir faire plaisir à quelqu’un, vouloir lui prouver son attachement, détruit la planète. Il faut donc offrir des cadeaux qui n’en sont pas : des cadeaux « utiles », comme un poème par exemple, ou des cadeaux « immatériels », comme un abonnement de cinéma dans un multiplexe de 5000 places construit en béton et climatisé, construit au fin fond de la zone commerciale à vingt-cinq kilomètres aller de voiture de chez soi. Ou encore des cadeaux « recyclés », comme du parfum de grande marque tout neuf, encore dans son emballage d’origine et tout frais tombé du camion, vendu pour un cinquième du prix sur des sites en ligne ou dans des boutiques de seconde main. Manger du poisson, mais pas le vendredi Et puis, il faut manger du poisson. Parce que le poisson, ça pullule, on en a à foison. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faut arrêter de manger du poisson, parce qu’avec la surpêche, du poisson, il n’y en a plus. Et donc, il faut manger du poisson, mais pas du poisson sauvage (ça détruit les écosystèmes) et surtout pas du poisson d’élevage. Parce que le poisson d’élevage, c’est polluant et industriel, même si ce n’est pas de l’élevage, comme l’élevage qui pollue et est devenu industriel. Bref, si vous n’avez rien compris, c’est normal : le but n’est pas de comprendre, mais de sauver la planète. Méchant profiteur destructeur de la nature Enfin, il ne faut pas faire de sapin. Pourquoi ? Pour une raison simple : l’arbre, quand c’est pour le brûler (à raison de 10 à 15 stères par an et par foyer) dans un poêle super design à double combustion et récupération de chaleur, ça s’appelle une énergie renouvelable, mais quand c’est pour briller au milieu de votre salon, ça s’appelle un « choix politique ». Ou alors, à la limite, il faut prendre un sapin en pot : l’option de loin « la plus responsable » et le replanter après les fêtes sur le balcon ou dans l’escalier de l’immeuble. On peut ensuite le replanter dans un jardin. Parce qu’un épineux dans un jardin, ça n’acidifie absolument pas le sol, ça ne finit pas par prendre toute la place, ça ne risque absolument pas de se coucher sur votre toit à la première bourrasque venue (vu que ça ne perd pas ses feuilles en hiver et qu’un sapin replanté dans un sol qui n’est pas fait pour lui, ça a plein de bonnes racines bien profondes) et ça n’empêche absolument pas les autres espèces végétales de se développer. Ça ne peut pas faire tout cela, parce que vous l’aurez planté pour sauver la planète. Pourquoi ce sont les mêmes qui commentent la mode et vous expliquent l’écologie ? La surface forestière a doublé en moins d’un siècle en France. Elle représente près d’un tiers du territoire. Il y a en France un hectare de bois ou de forêt pour quatre habitants et ce chiffre progresse tous les ans, comme dans la grande majorité des pays développés. Mais en déplantant un
sapin au lieu de le couper et d’en faire pousser un autre, on sauve la
planète. En mangeant du poisson d’élevage, on sauve la planète. En
jouant au pauvre, on sauve la planète.
Nous avons essayé d’obtenir une interview avec la planète, pour lui demander son avis et savoir si elle était contente de tous ces sacrifices faits pour elle. Pas de réponse. Joyeux Noël !
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