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10.12.2021 - N° 784 Omicron : assez de panique sanitaire Par Olivier Maurice Olivier Maurice est né en 1963. Après une première vie trépidante d’entrepreneur et de cadre supérieur à travers le monde, un accident de la vie l’a fait atterrir dans la campagne française d’où il redécouvre depuis quelques années avec curiosité et une certaine dose d’agacement ses compatriotes et leurs drôles de certitudes. ![]() La panique de la cinquième vague et du variant omicron a déjà commencé. Il est temps d’arrêter cette folie. Alors que l’Europe
tout entière semble bien être en train de rejouer un cinquième acte
d’escalade de mesures toutes plus liberticides et incantatoires les
unes que les autres dans ce que les politiciens ont appelé « la lutte
contre la pandémie », une nouvelle menace de fin du monde pointe son
nez : le variant omicron.
Variant, donc pire. Dans l’overdose de principe de précaution qui frappe depuis deux ans, différent signifie obligatoirement pire. On reconnait bien ici un des sophismes préférés de tous ces donneurs de leçons de morale au manque total de discernement et d’amour propre : différent veut forcément dire mauvais. Il va falloir donc lutter contre ce fameux variant omicron, puisqu’il s’agit d’un nouveau variant, qu’il est différent des autres versions du virus zombie et qu’il est donc forcément pire. PRINCIPE DE PRÉCAUTION Rappelons quand même quelle est cette bêtise incommensurable, fruit à la fois d’une surcharge de fantasmes anxiogènes et d’une dépendance aiguë à l’arrogance à haute dose. Elle se résume dans cette déclaration : "Malgré l’absence de certitudes, à un
moment donné, dues à un manque de
connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il convient de
prendre des mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux
dommages potentiels immédiats et futurs sur l’environnement et la santé."
En clair : dès qu’un olibrius a la trouille ET que cette trouille est à la fois infondée, irrationnelle et sans aucune preuve, le monde entier doit s’arrêter et s’agiter dans tous les sens pour lui prouver qu’il est bien le centre du monde. Ce principe entérine au passage le fait que le gouvernement ne soit désormais plus comptable des résultats mais de la simple mise en œuvre dans le seul but de brosser dans le sens du poil des prophètes apocalyptiques faiseurs d’opinion. Mais tout cela est bien beau sur le papier et quand tout va bien… Malheureusement (ou heureusement) cela ne tient pas la route dès que les choses deviennent un tant soit peu sérieuses, surtout quand elles commencent à coûter extrêmement cher, à la fois en vies humaines et en monnaie sonnante et trébuchante. TOUT CELA POUR QUOI ? Lorsque l’on met côte à côte les coûts à la fois économiques et en vie humaines, on se rend très vite compte de l’ineptie du « quoi qu’il en coûte ». Les pays ayant cru qu’il fallait faire un choix entre économie et santé sont très loin derrière les pays qui ont tout mis en œuvre pour ne pas sacrifier leur économie. Pour répondre aux arguments du type « oui, mais si on n’avait rien fait, ce serait pire », posons cela différemment : au vu des chiffres, il est indéniable que l’on peut à la fois contenir le bilan humain et soutenir l’économie. De nombreux pays (Corée, Finlande, Danemark, Norvège, …) l’ont fait. Il est également totalement indéniable que les pays qui ont le mieux réussi, ont fait les deux. La santé et l’économie vont de pair. (C’est d’ailleurs ce que les libéraux répètent depuis mars 2020). La stratégie qui consiste à sacrifier l’économie, soi-disant pour un motif sanitaire, est totalement fausse. Quand le bilan se compte en euro ou en dollar, c’est limite admissible. Quand il se compte en vies humaines, ça l’est beaucoup moins. MANQUE DE RÉSULTAT ET MANQUE DE RECUL À ce constat macro-économique s’ajoute un constat politique. Cela fait maintenant deux ans que les gouvernements les plus interventionnistes continuent à tenter de justifier leurs décisions par l’inédit de la situation. Mais l’impréparation qui était admissible au début ne l’est clairement plus maintenant. De moins en moins de personnes comprennent que les gouvernements aient toujours recours à des solutions d’urgence dans la plus grande panique après deux ans de pandémie quotidienne. Même Joe Biden, que l’on peut difficilement qualifier de covid-sceptique a senti le besoin de reprendre les rênes devant l’emballement principalement médiatique sur le nouveau venu. « Nous n’avons pas besoin de paniquer ». Aussitôt les « experts » sont monté au créneau pour réclamer toute une série de mesures « de précaution », toutes sorties du même moule à fantasme. Ce jeu ne semble pas prêt de s’arrêter. FAIRE AVEC CE QUI EST Factuellement, on en sait encore peu sur ce nouveau variant omicron, mais le peu que l’on en sait devrait tout de même interpeller. Le départ pandémique est sans aucune commune mesure avec le départ pandémique de la souche originale en Chine. C’est d’ailleurs ce comportement bien plus bénin qui a interpelé le docteur Angélique Coetzee, le médecin sud-africain à l’origine de la découverte de ce nouveau variant. Omicron est apparu comme une version « super light ». Aucun des patients ne présentait de symptômes graves : à peine un peu de fièvre pour quelques-uns et quasiment jamais de perte de goût et d’odorat. Pourquoi ne pas s’engager pour une fois dans une saine réflexion en considérant ce que l’on sait et non pas ce que l’on craint ? Si le caractère bénin d’omicron est confirmé, cela voudrait tout simplement dire la fin du cauchemar. Cela signifierait qu’après un petit tour, le virus serait retourné rejoindre ses cousins les rhumes. D’ailleurs, si on réfléchit bien, tous ces virus totalement bénins, voire même totalement inoffensifs qui nous entourent, sont tous des variants des versions précédentes… ARRÊTONS LA PANIQUE ET CESSONS D’AVOIR PEUR Cela signifie surtout que le gouvernement est très loin d’explorer tous les scénarios, comme il aime tant le proclamer. La panique de la cinquième vague et du variant omicron, passée à la moulinette du principe de précaution, a déjà commencé à envahir les médias et la population, et par contagion à ravager l’économie et la santé. Il est temps d’arrêter cette folie. Quel exemple montrent tous ces médecins, tous ces politiques, tous ces experts et ces anonymes avec leur attitude suintant de trouille et de catastrophisme ? Le spectacle de la peur a atteint un niveau de pornographie sidérant. Ces gens n’ont-ils plus une seule once de morale, de savoir-vivre et d’amour propre pour étaler ainsi partout leur médiocrité et leur lâcheté ? Il n’y a absolument aucune raison d’avoir peur du variant omicron. Aucune, à part réagir par mimétisme. Aucune, parce qu’avant tout, la peur ne se combat surtout pas par la peur. La peur s’entretient d’elle-même et des peurs des autres. La peur paralyse. La peur fait toujours prendre les mauvaises décisions. La peur rend faible et vulnérable. "Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur
tue l’esprit. La peur est la
petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle
sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où
elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi." – Frank
Herbert,
Dune, 1965
Cela fait quand même deux ans.
Il serait grand temps de réagir.
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