La Mouette déchainée
                             Réactions, enquêtes, déclarations...

                                 











Toutes les news
c'est ici




Contact


Vos réactions, vos commentaires


Abonner un(e) ami(e)

Vous abonner

Qui sommes nous ?

09.10.2021 - N° 724

Le secret de la confession est-il plus fort
que les lois de la République française ?


Dernier commentaire de  Jean Martin paru le
06 octobre 2021
:
A lire icil
Vous aussi, faites nous part de vos commentaires, de vos réactions, de vos témoignages... nous pourrons les publier.
cliquez ici

Par Jean Patrick
 

Jean Patrick Grumberg est journaliste.
Dans les années 70, il a travaillé sous la direction de Georges Wolinski à Charlie mensuel, puis a été chef d’entreprise, lobbyiste.
Il a vécu à Paris, à Los Angeles et à Tel Aviv, et vit entre la Californie et Israël.



Le président Macron a demandé à Gérald Darmanin de convoquer
le président de la Conférence des évêques de France,
après ses propos sur le secret de la confession.


Mgr Éric de Moulins-Beaufort, pour qui le secret de la confession est « plus fort que les lois de la République », a été prié d’expliquer sa position au sommet de l’Etat français. Elle a suscité, on s’en doute, de nombreuses réactions négatives dans cette France qui a tourné le dos à ses racines, au lendemain des accusations de pédocriminalité dans l’Église catholique française publiées dans le rapport Sauvé.

Interrogé jeudi 7 octobre, le porte-parole du gouvernement a déclaré :

« Il n’y a rien de plus fort que les lois de la République dans notre pays,
ça tient en une phrase, »
en confirmant que le président de la République
recevra Mgr de Moulins-Beaufort pour clarifier les choses.


Le ministre de l’Intérieur a déclaré que toute personne ayant connaissance d’un crime sur un enfant devait être « déliée du secret ».

« Il y a un secret professionnel qui existe pour les avocats, pour les médecins,
et il y a le secret de la confession, qui a été d’ailleurs en partie reconnu
par notre droit depuis très longtemps »
, a déclaré Darmanin.


« Mais s’agissant des crimes qui touchent les enfants et afin d’éviter la récidive
 (…), il m’apparaît normal de
 pouvoir délier du secret les personnes qui signalent aux services de justice ou de police
des enfants qui sont maltraités, violentés ».


« On doit être délié, c’est la loi qui le dit d’ailleurs, du secret ».
« La loi de la République s’impose aux lois des églises.
C’est comme ça. C’est la République française ».


La rencontre est prévue pour mardi 12 octobre.

Dans un communiqué, Mgr Éric de Moulins-Beaufort a indiqué que cet entretien sera l’occasion de

« Rappeler qu’aujourd’hui, le secret de la confession, imposé aux prêtres
par le droit canonique, n’est pas contraire au droit pénal français »,
mais que « le secret de la confession a toujours été respecté
par la République française. »


« C’est l’honneur de la République française que de respecter ainsi
la dignité de la conscience de chacun »
, conclut-il.


« Le secret de la confession ouvre un espace de parole libre
qui se fait devant Dieu ».


« Le secret de la confession s’impose à nous et il s’imposera…
En ça, il est plus fort que les lois de la République »,
expliquait-il sur franceinfo,
 en ajoutant qu’il regarderait « de très près la recommandation
de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) »
 sur le sujet.


  • La commission Ciase préconise que les confesseurs aient l’obligation de signaler aux autorités judiciaires et administratives les cas de violences sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable.
  • Dans une note du 8 décembre 2020, la Conférence des évêques de France défend au contraire que les « informations recueillies, par un auteur, une victime ou un témoin, à l’occasion d’une confession » ne doivent en aucun cas être rapportées par le confesseur.
« Il n’est pas permis à un prêtre de faire usage de ce qu’il a entendu en
 confession et donc, il ne peut en aucun cas signaler aux autorités judiciaires
 un pénitent, que ce soit l’auteur, la victime ou le témoin »
, dit la note.


Le droit français a-t-il laissé une ambiguïté dans les rapports de l’Église
et de l’Etat, révélée dans cette affaire ?
Le sujet doit-il se régler dans sa dimension morale ? Religieuse ? Légale ?

Faites nous part de vos commentaires, de vos réactions,
de vos témoignages... nous pourrons les publier.

______________









Qui sommes-nous ?

Nous écoutons, nous lisons, nous regardons...

C'est parfois un peu ardu, et les news peuvent demander de l'attention.
Mais elle sont souvent remarquables !


Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion et nourrir celle-ci.
Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici.


Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs,
et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur.

Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation.


Bien sûr, vos commentaires sont très attendus.


   L'équipe de La Mouette déchaînée.