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04.12.2020 Aux futurs investisseurs voulant venir s’installer en France Par Jean Kircher Jean Kircher est meunier-boulanger et patron de 3 PME : une boulangerie au Luxembourg (80 salariés), une boulangerie en Lorraine (48 salariés) et un moulin en Alsace (15 salariés). Il est très actif à l’international (80% du CA hors de France). Il est également très engagé dans le combat contre la malbouffe industrielle et contre la technocratie administrative française. Professionnellement actif en Europe du nord depuis 40 ans et notamment en Allemagne, il ne cesse d’être désespéré du travail d’autodestruction systématique de la « France qui gagne ». ![]() En
France on n’aime pas l’entreprise et les « salauds de patrons » sont
souvent décriés par les médias et des syndicats politisés qui
entretiennent cette relation malsaine entre l’entrepreneur et ses
salariés. Coup de gueule. Il est utile de préciser aux candidats que le paradis n’est pas de ce côté du Rhin. Mais s’ils sont vraiment décidés à venir s’installer en France, autant savoir ce qui les attend. Il y a deux solutions : Soit ils créent une entreprise de moins de 50 salariés et leur vie sera à peu près sereine. Soit ils passent carrément à 250 salariés et plus pour ne pas vivre les affres du seuil des 50 salariés. Notre chère startup-nation leur proposera dans ce cas les joyeusetés suivantes :
Notre cher pays n’a depuis 40 ans que deux interlocuteurs dans toutes les négociations tournant autour du travail : les syndicats et les grands patrons. Ces derniers sont largement équipés en conseillers, experts, avocats et autres consultants et arrivent donc facilement à négocier avec les pouvoirs publics et avec les syndicats. On parle alors de « partenaires sociaux ». Par contre les commerçants, indépendants ou petits patrons sont trop modestes ou ont trop peu de temps et de moyens pour répondre à toutes les sollicitations de notre chère administration. C’est sans issue, souvent ubuesque et rarement objectif ! Ce problème des seuils n’existe quasiment pas en Europe. On laisse les entreprises travailler et les travailleurs n’ont pas moins d’avantages ou de respect au travail. Les syndicats y sont responsables et non pas ennemis des patrons. En France on n’aime pas l’entreprise et les « salauds de patrons » sont souvent décriés par les médias et des syndicats politisés qui entretiennent cette relation malsaine entre l’entrepreneur et ses salariés. L’État quant à lui se mêle de tout alors qu’il est un très mauvais patron lui-même, à l’exemple des entreprises publiques qui accumulent les déficits et les conflits sociaux. Les exemples d’entrepreneurs ambitieux ne voulant pas passer le seuil des 50 employés sont nombreux. Dans le meilleur des cas ils créent une deuxième entreprise à moins de 50. Le plus souvent ils restent petits. C’est là un des handicaps majeurs de la France qui a cinq fois moins d’ETI que l’Allemagne. Or ce sont justement ces ETI qui rendent l’économie allemande performante… Alors futurs investisseurs en France,
sachez que venir chez nous n’est pas une partie de plaisir…
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