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18.03.2020
 
Coronavirus de Wuhan : cataclysme mondial



Par GUY MILLIÈRE

Guy Millière, (spécialisation : économie, géopolitique). Titulaire de trois doctorats, il est professeur à l'Université Paris VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit, Economie de la communication
et Maître de conférences à Sciences Po, ainsi que professeur invité aux Etats-Unis. Il collabore à de nombreux think tanks aux Etats-Unis et en France.

Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, Conférencier pour la Banque de France.
Ancien visiting Professor à la California State University, Long Beach.

J’aimerais traiter d’autre chose que de la pandémie née du coronavirus de Wuhan. Je ne peux pas. Le sujet occupe la une de tous les journaux. A juste titre, hélas. Les discours catastrophistes abondent, et ils sont largement justifiés. Tout particulièrement pour l’Europe.

Les grands pays d’Europe occidentale étaient déjà dans une situation économique et financière très mauvaise. Leur situation va devenir dramatique. L’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne, vont plonger vers la récession, voire la dépression. Le chômage va monter. Les faillites aussi. Les systèmes de santé espagnols et français vont sans doute se retrouver dans une situation peu ou prou semblable à celle des services de santé italiens, donc en situation d’effondrement.

Je plains sincèrement les médecins et les autres membres du personnel soignant français. Ils vont être en première ligne pour affronter les résultats du rationnement et de la pénurie. Ils vont sans doute devoir, comme en Italie aujourd’hui, choisir quelles maladies soigner et quelles maladies laisser mourir. Aux morts du coronavirus s’ajouteront les morts d’autres causes qui ne pourront être soignés en raison de la surcharge provoquée dans les hôpitaux par l’arrivée des maladies touchés par le coronavirus.

Les morts, en France et en Espagne, dans d’autres pays européens peut-être, se compteront par centaines. Les maladies guéris conserveront des séquelles. Les décisions de confinement prises trop tardivement ne vont pas empêcher que de nouveaux malades se fassent jour, et que certains d’entre eux meurent. On voit qu’en Italie des décisions strictes, mais tardives, n’ont pas empêché le nombre des malades et des morts de s’accroitre, bien que l’Italie soit presque totalement à l’arrêt et que les villes italiennes ressemblent à des villes désertes.



Les conséquences pour l’Europe dans le moyen terme ne peuvent être définies précisément sinon en disant qu’elles seront tragiques. Ce qui a été flagrant ces derniers jours a été l’inutilité délétère de l’Union Européenne, qui a été remarquablement absente sur tous les fronts. Ce qui a été flagrant aussi est que le dogme européen exigeant le maintien de l’ouverture des frontières a été lui-même particulièrement délétère : les pays d’Europe qui ont le mieux résisté à la pandémie sont les pays qui se sont comportés en Etats souverains soucieux de leur population et qui ont fermé leurs frontières, désobéissant ainsi au dogme européen. Ce qu’on a pu voir et qu’on va encore voir, hélas, est la conséquence destructrice du socialisme : les pays d’Europe occidentale ont tous des systèmes de santé socialistes à bout de souffle, dont l’inefficacité est désormais visible jusqu’à l’obscénité, et leurs économies écrasées d’impôts et de charges n’ont que de très faibles capacités de résister à un choc majeur, et n’y résisteront pas.

Il devrait être logique, si des réactions dignes de ce nom peuvent encore exister dans les populations européennes, qu’un rejet massif du dogme européen exigeant le maintien de l’ouverture des frontières émerge, accompagné d’un rejet du socialisme. Mais si le rejet du dogme européen exigeant le maintien de l’ouverture des frontières me semble très envisageable, le rejet du socialisme me semble, lui, avoir peu de chances de s’imposer, tant les effets de l’hégémonie des idées de gauche sont là. Et le déclin européen va s’accentuer.



Aux Etats-Unis, où la situation économique est bien meilleure qu’en Europe, où le système de santé (quoi qu’on en dise en Europe) est plus à même de résister et de s’adapter à une épidémie que les systèmes de santé européens, où les socialistes sont dans l’opposition et non au pouvoir comme en Europe, où un vrai Président a pris rapidement les mesures qui s’imposaient (fermeture des frontières, interdiction des vols venant de Chine, puis des vols venant d’Europe, instauration d’un état d’urgence permettant à la pleine puissance de grandes entreprises capitalistes dynamiques d’œuvrer à juguler la pandémie en coordination avec les moyens du gouvernement fédéral), les dégâts jusqu’à présent ont été moindres, et on le voit si l’on observe le nombre de morts dû au coronavirus (93 à ce jour, pour une population de 330 millions d’habitants). Mais les dégâts peuvent s’aggraver, et les effets du socialisme existent, bien que les socialistes soient dans l’opposition.

Comme en Europe, les grands médias américains sont aux mains de la gauche, et les gens de gauche ne supportent pas que les Etats-Unis se portent bien et que les socialistes soient dans l’opposition. Après avoir échoué à faire tomber Trump par les moyens qu’ils ont employé jusque-là (“collusion” avec la Russie”, “ukrainegate”, procédure de destitution), ils voient dans la pandémie une aubaine inespérée. Ils s’emploient depuis des jours à créer un sentiment de panique dans la population. Ils accusent Trump de tous les maux provoqués par le coronavirus (bien qu’ils soient moindres qu’en Europe). Ils agitent le spectre d’une véritable hécatombe, disant que les morts vont bientôt se compter par millions sur le sol américain. Les effets se font sentir : dans des villes où il n’y a que deux ou trois malades, restaurants, cafés, commerces sont désertés. Dans des villes où les malades sont à peine plus nombreux, un couvre-feu est instauré. Pour la première fois depuis qu’ils existent, des supermarchés affichent des rayons vides. Des gens retirent leur épargne des banques et sortent du marché des actions. La panique se concrétise. La bourse chute. Des entreprises risquent la faillite. La croissance est brisée. La récession est désormais envisageable. Les grands médias américains s’en réjouissent. Ils disent que s’il faut en passer par une crise majeure pour se débarrasser de Trump, une crise majeure sera la bienvenue. Ils ajoutent qu’il faut aux Etats-Unis des solutions à l’européenne, comme si l’Europe fonctionnait bien, et ils tentent de propulser Joe Biden vers la présidence, en omettant de dire qu’il est atteint d’un début de démence sénile.



Pour l’heure, Trump résiste. Il faut souhaiter que la panique cesse avant l’automne, sans quoi il sera plus difficile pour lui de résister. Une présidence Biden serait la présidence d’un homme qui n’a plus toute sa tête et derrière lequel tous les anciens de l’administration Obama et divers autres gauchistes décideraient de tout.

Les conséquences pour les Etats-Unis seraient destructrices. Elles aggraveraient la situation de l’Europe qui n’a pas besoin de cela pour s’approcher du gouffre. Elles feraient la joie des mollahs iraniens, en très mauvaise posture présentement. Elles feraient la joie aussi de la Chine totalitaire, qui est l’unique et criminelle responsable de la pandémie, des morts et du malheur qu’elle sème. Il serait effroyable que les crapules communistes qui ont créé la situation dans laquelle nous sommes soient les principaux bénéficiaires de celle-ci. J’ose espérer que ce ne sera pas le cas. Qu’on ne parle quasiment plus de la responsabilité de la Chine est très grave, vraiment très grave.

Un vaccin a été mis au point par une firme de Boston.
Il a commencé à être testé. Il sera disponible cet automne.
J’ose espérer qu’il permettra de juguler la panique créée de toute pièce par la gauche aux Etats-Unis.
Il n’évitera pas les drames qui attendant l’Europe, mais s’il sauve des vies en Europe, ce sera très bien néanmoins.
Les dirigeants européens ne remercieront pas la créativité américaine : il ne faut pas trop leur en demander.


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